Ryan Gosling enfile la combinaison spatiale de Neil Armstrong dans "First Man".
Cinéma

3 bonnes raisons de (re)voir First Man sur Altice Studio

Ryan Gosling enfile la combinaison spatiale de Neil Armstrong dans "First Man". © Universal Pictures

L’épopée spatiale de Ryan Gosling va faire votre soirée ! Vous n’êtes pas entièrement convaincu ? On vous donne trois bonnes raisons de voir ou revoir le film signé Damien Chazelle, diffusé ce mercredi 6 novembre, en primetime sur Altice Studio.

1. Pour redécouvrir la (folle) histoire de la conquête spatiale

Les films dans l’espace, il y en a plein. On pense à Gravity, Interstellar, ou encore Armageddon et bien sûr, bien avant tout ça, la fameuse Odyssée de Kubrick. Mais ce ne sont là que des œuvres de fiction, voire même de science-fiction. Et aussi surprenant que cela puisse paraître, jamais le septième art n’a réellement osé explorer l’incroyable et véritable mission Apollo 11. Certes souvent abordée en toile de fond et bien sûr présentée à travers divers documentaires, c’est donc la première fois qu’Hollywood nous offre une (presque) authentique adaptation de l’histoire vraie du "Premier Homme sur la Lune".

L’occasion de découvrir les sombres coulisses de ce chapitre essentiel de la conquête spatiale. Car c’est toute la force de ce long-métrage : sans trop accentuer l’héroïsme américain, il rappelle la folie derrière cette course frénétique, en plein contexte de Guerre Froide. C’est que, après avoir été devancé par l’URSS et son satellite Spoutnik, placé en orbite dès 1957, planter la bannière étoilée sur le sol poussiéreux de la Lune était devenu une véritable obsession du gouvernement de John F. Kennedy. Et ce à un coût non seulement financier mais aussi humain invraisemblable.

Alors que les dernières générations l’ont oublié (voire jamais vraiment su, tant on a tendance à réécrire l’Histoire…), Damien Chazelle met bien l’accent sur cette lubie, comme sur les mouvements sociaux qui en découlent. Tout en offrant, bien sûr, une expérience haletante des plus réalistes de tous ces voyages (plus ou moins fructueux) dans l’espace, avant cette ultime mission Apollo 11 et ce premier alunissage présenté, encore une fois, en toute humilité.

2. Pour l’interprétation sans faille de Ryan Gosling dans la peau d’un Neil Armstrong méconnu

Ce n’est pas une nouvelle, Ryan Gosling est un acteur de talent. On le sait depuis que le bourreau des cœurs des rom-coms a ébloui le public, presque sans dire mot, dans l’ambitieux Drive. Après lui avoir découvert une facette comique inattendue (The Nice Guys) et après avoir été charmé par son aventure musicale (La La Land), on le retrouve ici dans l’exercice toujours délicat du biopic. Qui plus est pour incarner l’un des plus grands héros américains. Une lourde tâche qu’il accomplit à la perfection, encore une fois jouant plus sur la contenance que dans l’éloquence. Et ce, comme le veut la direction de Damien Chazelle, sans se soucier d’entacher (un peu) l’image du plus célèbre astronaute.

Car c’est aussi un aspect important que First Man nous fait découvrir là : Neil Armstrong, dont l’imaginaire collectif ne retient que le célèbre propos "Un premier pas pour l’Homme, un grand pas pour l’Humanité", n’était pas des plus sympathiques. Endeuillé par la perte de sa fille, c’est un homme, par ailleurs brillant, qui se sera entièrement consacré à sa mission spatiale. Quitte à être distant voire même froid avec son entourage, y compris ses enfants.

D’ailleurs l’interprétation de Claire Foy, dans le rôle de sa femme Janet, est aussi saisissante alors qu’elle comprend que ce sacrifice est le prix à payer pour réussir à réaliser l’impossible. Et si Corey Stoll vient apporter un brin de légèreté dans le rôle plus "lunaire" de Buzz Aldrin, le copilote de Neil Armstrong, c’est justement le fait de montrer, encore une fois, de telles failles qui donne tout son intérêt à ce biopic par conséquent poignant.

Ryan Gosling (Neil Armstrong) et Claire Foy (Janet Armstrong), dans "First Man" de Damien Chazelle.
Ryan Gosling (Neil Armstrong) et Claire Foy (Janet Armstrong), dans "First Man" de Damien Chazelle. © Daniel McFadden / Universal Pictures

3. Pour comprendre pourquoi Damien Chazelle est devenu la (jeune) coqueluche de Hollywood

Il n’avait que 33 ans quand First Man est sorti en salle, l’an passé, et ce n’était même pas son premier grand film. Le jeune réalisateur avait en effet déjà connu son heure de gloire deux ans plus tôt avec son fameux La La Land, comédie musicale hommage qui a mis Hollywood à ses pieds et séduit tout le reste de la planète. C’est ainsi fort d’un Oscar du meilleur réalisateur – il est le plus jeune à avoir remporté ce précieux titre – que Damien Chazelle s’est lancé dans son épopée spatiale. Un saut dans le grand bain, puisqu’il s’agit de sa première expérience en dehors du domaine musical – avant La La Land, il s’était déjà fait remarquer avec l’excellent Whiplash et son tout premier film avant cela, Guy and Madeline on a Park Bench, réalisé à 24 ans, nous transportait lui aussi dans le monde du jazz.

De la comédie musicale à l’aventure spatiale, il y a des années lumières. Et pourtant, Damien Chazelle réussit l’exercice avec grâce. Il se distingue, même, des nombreux autres réalisateurs qui se sont essayés au genre, par sa manière intimiste de filmer les scènes, la caméra souvent placée en gros plan sur le visage de son acteur fétiche. Ce, sans pour autant léser l’aspect extraordinaire forcément espéré dans un tel long-métrage, laissant une bonne part au silence mais se reposant aussi, et on n’en attendait pas moins de sa part, sur une bande son puissante et appropriée. Laquelle est d’ailleurs signée par un certain Justin Hurwitz, le même compositeur que Whiplash et La La Land, qui a (encore) remporté un Golden Globe pour ce film.

Si vous n’êtes pas particulièrement fan de comédies musicales, et ne connaissiez donc pas encore l’œuvre de Damien Chazelle, ce biopic est l’occasion parfaite de découvrir ce réalisateur, définitivement hors-norme.

Le réalisateur Damien Chazelle sur le tournage de "First Man".
Le réalisateur Damien Chazelle sur le tournage de "First Man". © Daniel McFadden / Universal Pictures

Et, bon à savoir : si pour quelconque raison vous étiez amené à rater la diffusion de First Man sur Altice Studio, disponible depuis votre box SFR ce mercredi 6 novembre, à 20h50, vous pourrez toujours rattraper la séance puisque la chaîne rediffusera le film dimanche, puis mercredi et jeudi prochains en horaires décalés.

Par la rédaction SFR Actus
Par la rédaction SFR Actus