Bob Iger et Mickey Mouse à la bourse de New York, le 27 novembre 2017.
Cinéma

3 confidences insolites du grand patron de Disney

Bob Iger et Mickey Mouse à la bourse de New York, le 27 novembre 2017. © DREW ANGERER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Bob Iger, PDG de la Walt Disney Company depuis 2005, a publié ce lundi 23 septembre 2019 une autobiographie intitulée The Ride of a Lifetime ("L’Aventure de toute une vie"), dans laquelle il raconte les coulisses de la maison aux grandes oreilles. Et il offre quelques jolies anecdotes…

1. Disney et Apple auraient sans doute fusionné, si Steve Jobs était toujours de ce monde

Les deux patrons de deux des plus grandes sociétés américaines formaient un duo de choc. Steve Jobs et Bob Iger étaient en effet non seulement partenaires en affaires, mais aussi et surtout de proches amis. Une amitié qui aurait pu mener à de grands projets à en croire le patron de Disney… Retraçant leur rencontre et leur parcours professionnel conjoint, ce dernier confie en effet dans son autobiographie que, si le co-fondateur d’Apple n’avait pas disparu, leurs compagnies auraient bel et bien pu fusionner.

Remise en contexte : en 1995, Steve Jobs avait racheté un petit studio d’animation appelé aujourd’hui Pixar, dont Disney coproduisait et distribuait les films. Quand Bob Iger est arrivé à la tête de cette dernière dix ans plus tard, les relations s’étaient tant dégradées entre son prédécesseur Michael Eisner et l'informaticien, que ce partenariat a pris fin. Mais l’alchimie entre le nouveau dirigeant et Steve Jobs a vite pris, si bien qu’un nouveau deal a vu le jour pas plus tard qu’en 2006 : la maison aux grandes oreilles a racheté Pixar pour 7,4 milliards de dollars, offrant une place d’administrateur au génie informatique, en tant que principal actionnaire individuel.

Depuis, les deux hommes ne s’étaient plus quittés. Et c’est ainsi, dans ce contexte, que Bob Iger raconte à travers son autobiographie, dont un extrait a été dévoilé par Vanity Fair :

"Au vu de tout le succès qu’a eu la société depuis la mort de Steve, il y a toujours un moment dans mon excitation où je me dis, j’aimerais que Steve soit là pour le voir. C’est impossible pour moi de ne pas avoir de conversation avec lui dans ma tête, regrettant de ne pas pouvoir les avoir dans la vraie vie. Plus encore, je crois que si Steve était encore en vie, on aurait fini par combiner nos entreprises, ou au moins évoqué cette possibilité très sérieusement."

2. Steve Jobs trouvait "Iron Man 2" franchement nul

Dans un autre extrait, révélé cette fois par le site de divertissement ScreenRant, on apprend que l’ex-patron d’Apple n’avait en outre pas la langue dans sa poche et n’hésitait pas à exprimer le fond de sa pensée à son fidèle ami. Une anecdote qui semble l’avoir particulièrement marqué date de quelques années après une autre acquisition de Disney, Marvel, et la sortie du second volet d’Iron Man en 2010.

"Steve a emmené son fils voir le film et m’a appelé le lendemain", se remémore Bob Iger dans son autobiographie. Et de rapporter ce que lui aurait alors dit Steve Jobs : "J’ai emmené Reed voir Iron Man 2 hier soir. C’était naze." Voilà qui est envoyé ! Mais le PDG de Disney ne voulait pas "le laisser penser qu’il avait toujours raison" – suggérant ainsi, au passage, qu’il reconnaît quelques faiblesses au film porté par Robert Downey Jr... Aussi aurait-il simplement joué la carte du succès financier. Parce qu’entre grands pontes, on se comprend.

3. Quand le patron de Disney reconnaît avoir poussé le bouchon trop loin avec "Star Wars"…

À travers son autobiographie, on comprend que Bob Iger a un certain don pour les acquisitions… Place au chapitre Star Wars. Le patron de Disney raconte en effet comment il a su convaincre George Lucas de lui donner les clés de son univers intergalactique, contre un peu plus de 4 milliards de dollars – ce qui est moins cher payé, notez-le, que le rachat de Pixar. Si certains se délectent depuis de pouvoir retrouver le fameux générique qui défile dans les étoiles chaque fin d’année au cinéma, d’autres honnissent l’exploitation à outrance de la franchise par la maison aux grandes oreilles.

Et c’est dans une interview accordée au New York Times, dans le cadre de la sortie de son autobiographie, que Bob Iger le reconnaît : "Je pense qu’on a peut-être effectivement sorti trop de choses trop rapidement", concède-t-il ainsi quant à la nouvelle ère Star Wars. Laquelle comprend déjà, il faut dire, une nouvelle trilogie (avec l’Épisode IX attendu pour décembre), deux spin-offs (Rogue One et Solo), bientôt deux nouvelles séries (The Mandalorian ainsi qu'une prochaine consacrée au personnage d’Obi-Wan Kenobi), et encore une nouvelle trilogie en développement…

Mais le patron de Disney de se justifier auprès du quotidien américain. "Je pense que les capacités de l’entreprise à raconter des histoires sont infinies puisque nous avons de vrais talents", dit-il, avant de lancer : "Et ces talents sont devenus meilleurs que jamais en partie grâce à l’arrivée d’auteurs de la Fox." Oui, Bob Iger évoque là encore une acquisition de taille, tout juste conclue le mois dernier… Mais ça c’est une autre histoire.

Sources : Vanity Fair, Le Monde, Screen Rant, New York Times

Par Jessica Rat