"Bonjour, c'est ici pour la réunion de Spider-Man $1"
Cinéma

5 bonnes raisons de regarder Spider-Man : New Generation

"Bonjour, c'est ici pour la réunion de Spider-Man $1" © Sony Pictures Entertainment

Spider-Man cartonne partout où il passe ces derniers temps : au cinéma dans ses propres films ou dans les Avengers, en jeu vidéo, et donc en animation, avec l'incroyable New Generation.

Bienvenue dans le Spider-verse !

Que vous soyez fan de Spider-Man, au point d'avoir lu tous les comics et de vous faire piquer exprès par les araignées en espérant développer les mêmes pouvoirs, ou que vous n'ayez jamais vu un seul film, Spider-Man : New Generation a tout pour vous satisfaire au plus haut point. Avec des tonnes de références, les plus geeks seront encore plus rassasiés que Peter Parker après un repas chez sa tante May, et les néophytes pourront y découvrir plein d'infos sans se prendre la tête. Dans les deux cas, le spectateur se régale et peut apprécier toute la richesse du super-héros créé par Stan Lee, grâce à notre point suivant : un scénario original et parfaitement équilibré !

Lord of the rire

Et ce n'est pas un hasard si l'on retrouve Phil Lord au scénario. C'est déjà lui qui se cache derrière les deux volets de La Grande Aventure LEGO, autres pépites d'animation où les vannes fusent plus vite qu'une attaque du Bouffon Vert. Celui qui a également été scénariste sur la sitcom How I Met Your Mother aime quand ça va vite, et que les spectateurs peuvent se laisser guider par l'histoire. Ce qui est parfaitement le cas ici : on suit les aventures de Miles Morales, jeune Afro-Américain et Portoricain qui se fait mordre par une araignée radioactive...

L'histoire vous semble familière ? C'est normal. Il s'agit d'un autre Spider-Man que le Peter Parker que nous connaissons dans les films (Morales existe également en comics). Mais le tour de force de ce scénario, c'est justement de parvenir à faire cohabiter tous ces Spider-Man grâce, ou plutôt à cause, d'un accélérateur de particules déployé par le Caïd, le super vilain aux épaules très larges. Un portail sur d'autres univers est ouvert, et les dimensions commencent à fusionner. Les Spider-Man de chacune d'elles débarquent donc aux côtés d'un Miles Morales un peu débordé, mais dont la vie va changer ! Car ce n'est pas le seul coup de théâtre du film...

Un Peter Parker enfin vieux

Pour devenir Spider-Man à la place de Spider-Man, Miles Morales va pouvoir compter sur un mentor inattendu en la personne de... Peter Parker. On ne vous explique pas en détail le pourquoi du comment de la chose, pour ne pas vous spoiler, mais attendez-vous à retrouver le plus connu des Spider-Man sous un aspect bien différent. Alors qu'on ne l'a récemment vu qu'adolescent (Tom Holland) ou jeune homme (Tobey Maguire, Andrew Garfield), il débarque ici en quarantenaire dépressif. Bon, le fait que MJ l'ait largué ne nous réjouit pas plus que ça, mais c'est tout de même agréable de le voir dans une version plus adulte, et de guider un Miles adolescent, comme lui aurait sans doute voulu être conseillé à ses débuts. Genre quand l'oncle Ben lui a appris qu'un grand pouvoir impliquait de grandes responsabilités...

Une Spider-animation au top

Qui dit film d'animation dit performance graphique. C'est sur la beauté des dessins et la fluidité de l'animation que reposent beaucoup de choses, et pour Spider-Man : New Generation, on caresse le sublime. La réalisation de Bob Persichetti, Peter Ramsay et Rodney Rothman est nerveuse, et permet au super-héros de mener ses prouesses acrobatiques au sommet des gratte-ciels new-yorkais avec autant d'aisance que dans les films. La 3D et la 2D se mélangent, avec des touches de stop motion pour un rendu final qui devient carrément du pop art. On se retrouve littéralement plongé dans un comic book, si ce n'est dans un tableau de Warhol. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si l'œuvre cinématographique a remporté l'Oscar du meilleur film d'animation en 2019.

Spider-Cochon et cie

Le Spider-Man de chaque dimension débarque donc, et chaque personnage introduit une sacrée dose de fun. Il y a bien sûr le principal élément comique du film, Spider-Cochon. Non pas celui aperçu dans Les Simpsons, que Homer aimait faire marcher au plafond, mais un vrai cochon qui parle et qui a les pouvoirs de Spider-Man. Un contraste total avec le Spider-Noir, héros de comics en mode polar des années 30, ou la très cool Spider-Gwen. D'ailleurs dans le registre girl power, notons aussi Peni Parker, version manga de Spider-Man, qui utilise un robot-araignée géant. Soit toute une galerie de personnages hauts en couleur qui ajoute encore plus d'efficacité à Spider-Man : New Generation.

Pour (re)voir ce petit chef d'œuvre d'animation, OCS Max diffuse Spider-Man : New Generation une fois par semaine, du 4 septembre au 21 octobre. L'occasion pafaite de retourner balancer des toiles d'araignée à New York.

Par Sébastien Delecroix