Parasite de Bong Joon-Ho, film ayant remporté la Palme d’or du Festival de Cannes 2019.
Cinéma

Festival de Cannes 2019 : le palmarès complet !

Parasite de Bong Joon-Ho, film ayant remporté la Palme d’or du Festival de Cannes 2019. © Parasite / The Jokers / Les Bookmakers

Quel est le palmarès complet du Festival de Cannes 2019 ? Palme d’or, Grand Prix, la rédaction vous donne tous les résultats.

Comme chaque année, au Festival de Cannes, il y a eu des gagnants et des perdants ! Jim Jarmusch n’a pas fait mouche, Terrence Malick et Xavier Dolan sont repartis bredouilles, tout comme Quentin Tarantino et son Once Upon a Time… in Hollywood, qui n’a pas réussi à réitérer l’exploit de Pulp Fiction en 1994. Mais la croisette a aussi fait quelques gagnants ! Qui est reparti avec la Palme d’or, qui a ramené la coupe à la maison ? La rédaction vous détaille tout.

La Palme d’or à l’unanimité !

Le jury présidé par Alejandro González Iñárritu n’aura pas eu à réfléchir longtemps pour décerner la légendaire Palme d’or. La décision a été prise à l’unanimité : c’est le coréen Bong Joon-Ho qui remporte cette récompense tant convoitée pour son thriller Parasite.

Le film à l’ambiance pour le moins étrange raconte l’histoire d’une famille sans emploi et sans argent qui vivote comme elle peut. Jusqu’au jour où les enfants ont la brillante idée de falsifier leurs diplômes pour aller travailler pour une riche famille du coin. Les deux familles se retrouvent alors mélangées sans que personne ne découvre cette mascarade. Jusqu’à ce que tout tourne au vinaigre avec du sang et/ou de la confiture de fraise, on ne vous en dit pas plus.

Mais ce n’est pas le seul film de la sélection officielle à avoir été récompensé par le prestigieux jury du Festival de Cannes. Le Grand Prix a ainsi été remporté par Mati Diop pour son film Atlantique qui raconte l’épopée d’ouvriers sénégalais qui quittent leur pays pour construire une tour futuriste au beau milieu de l’océan, laissant leurs femmes sur le continent.

Pour le reste, le Prix d’interprétation masculine est attribué à Antonio Banderas pour son rôle dans Douleur et Gloire de Pedro Almodovar. Le Prix d’interprétation féminine revient à l’actrice Emily Beecham dans le film autrichien Little Joe.

Le Prix de la mise en scène est décerné aux frères Dardenne pour leur film Le jeune Ahmed. S’agissant du Prix du jury, Alejandro González Iñárritu et ses collègues n’ont pas réussi à trouver la même unanimité que pour la Palme d’Or. Il est donc remporté, ex-aequo, par Les Misérables de Ladj Ly et Bacurau de Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles.

Les récompenses hors sélection officielle

Sur la croisette, il n’y a pas que la Palme d’or qui compte, d’autres experts remettent d’autres prix. Le prix Un certain regard, dont le jury était cette année présidé par la réalisatrice et scénariste Claire Denis a été remis au film brésilien La vie invisible d’Eurídice Gusmão.

Coté Queer Palm, récompense LGBT du Festival de Cannes, c’est Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma qui sort vainqueur. Le film suit l’histoire d’une peintre, vers la fin du 18e siècle, qui tente de peindre en secret une future épouse se refusant à son sort.

La Caméra d’or, récompensant le premier film de jeunes talents prometteurs, a cette année été attribué à Nuestras madres du guatémaltèque César Díaz.

Enfin, du côté des prix un peu plus extravagants, Quentin Tarantino n’est tout de même pas reparti sans rien. La chienne Brandy du film Once Upon a Time… in Hollywood, a remporté la Palme Dog, récompense attribuée exclusivement à nos amis canins. L’année dernière, il avait été attribué à l’ensemble des chiens de Dogman. Comme quoi, au Festival de Cannes, il y en a pour tout le monde !

Par Clément Capot