Le réalisateur Alejandro González Iñárritu à l'avant-première de La Forme de l'Eau, le 15 novembre 2017 à l'Academy of Motion Pictures Arts & Science, à Beverly Hills en Californie.
Cinéma

Le réalisateur Alejandro González Iñárritu en 3 films

Le réalisateur Alejandro González Iñárritu à l'avant-première de La Forme de l'Eau, le 15 novembre 2017 à l'Academy of Motion Pictures Arts & Science, à Beverly Hills en Californie. © Robyn Beck / AFP

Cette année, Alejandro González Iñárritu est président du jury du Festival de Cannes. L’occasion de revenir sur trois films qui ont marqué sa carrière.

Faisant suite à Cate Blanchett en 2018, c’est Alejandro González Iñárritu qui présidera le jury du Festival de Cannes du 14 au 25 mai 2019. Réalisateur à succès plusieurs fois récompensé, il est loin d’être un inconnu sur la croisette. À plusieurs reprises, le cinéaste mexicain a été récompensé pour ses films et notamment sa réalisation hors norme. Pour célébrer sa présence au festival, la rédaction revient sur trois films qui ont marqué sa carrière.

Babel : victoire à Cannes

Un battement d’ailes de papillon en Chine, peut créer un ouragan au Canada. C’est du moins ce qu’explore Alejandro González Iñárritu dans Babel. Les intrications des relations, la manière avec laquelle une action, aussi minime soit-elle, puisse avoir une série de conséquences qu’on ne peut voir venir. Deux enfants au Maroc, un couple de touristes, une nourrice mexicaine aux États-Unis et une jeune fille sourde au Japon. Ils ne le savent pas mais ils partagent un destin commun. Dramatique, qui plus est, et cela à cause d’une seule action néfaste.

Le film rassemble Cate Blanchett et Brad Pitt en tête d’affiche. Avec Babel, Alejandro González Iñárritu s’illustre à Cannes et remporte le prix de la mise en scène et le prix du jury oecuménique en 2006. Pour son troisième film, déjà, il laisse présager la suite : il est un réalisateur hors du commun qui a encore beaucoup à nous montrer.

Birdman : consécration aux Oscars

En 2014, Birdman est un véritable coup de maître. Sous la forme d’un (faux) plan séquence du début à la fin, Alejandro González Iñárritu bluffe complètement la critique et le public. De l’ouverture à la fermeture du rideau, la caméra ne s’arrête jamais de tourner. On suit Michael Keaton, Emma Stone et Edward Norton sans jamais s’arrêter, sans une seule seconde de répit. Résultat : pour sa première nomination aux Oscars, Birdman rafle tout. Meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario original et meilleure photographie. Et c’est sans parler de ses récompenses aux Golden Globes, BAFTA, et même aux César.

Dans ce long plan séquence, on y suit un acteur qui connut la gloire dans ses plus jeunes années en incarnant un célèbre super-héros. Aujourd’hui, il se reconvertit au théâtre pour redorer son blason. Mais il reste hanté par son ancien rôle, Birdman, l’homme oiseau. Est-il fou ? Est-il doté de pouvoirs fantastiques ? Va-t-il réussir sa reconversion ? Des questions que nous explorons durant les deux heures du long-métrage.

The Revenant : doublé pour Alejandro González Iñárritu

Un an après son premier coup de maître, Alejandro González Iñárritu réalise un véritable exploit en 2015. Il remporte à nouveau l’Oscar du meilleur réalisateur, douze mois après l’avoir gagné pour la première fois. Un événement qui ne s’était jusqu’ici produit que deux fois dans l’histoire de la statuette dorée. Malheureusement, sa prouesse est légèrement éclipsée par Leonardo DiCaprio, qui remporte le premier Oscar de sa carrière. Et ce n’est pas faute de l’avoir mérité !

Dans The Revenant, Alejandro González Iñárritu raconte l’histoire vraie d’Hugh Glass, un trappeur grièvement blessé par un ours et de sa lutte pour survivre dans une Amérique complètement sauvage et glacée du XIXe siècle, sur un voyage de plusieurs centaines de kilomètres. Une véritable prouesse transposée à merveille à l’écran par le réalisateur. Il nous prouve une fois encore qu’il est le meilleur pour mettre en scène les histoires atypiques et pourtant complètement humaines.

Clément Capot
https://twitter.com/Clepotp Par Clément Capot Rédacteur