Ça, chapitre 2 : Bill Skarsgard, impressionnant dans la peau du clown maléfique imaginé par Stephen King.
Cinéma

Les 10 meilleures adaptations de Stephen King au cinéma

Ça, chapitre 2 : Bill Skarsgard, impressionnant dans la peau du clown maléfique imaginé par Stephen King. © © 2019 WARNER BROS. ENTERTAINMENT INC.

"Ça" y est, c’est le grand jour : celui où Pennywise revient hanter les salles obscures… De retour pour le deuxième chapitre de son histoire horrifique, ce mercredi 10 septembre 2019, nul doute qu’il va encore nous donner des cauchemars. Mais, il faut le dire, on adore ça ! D’ailleurs le célèbre clown maléfique n’est pas le seul fruit de l’imagination de Stephen King qu’on se réjouit de retrouver sur les écrans. Loin de là.

Roi de l’horreur, maître du suspense, Stephen King est une légende littéraire. C’est l’écrivain le plus célèbre dans son genre, sans doute le plus prolifique aussi, ayant signé pas moins d’une cinquantaine de romans et quelques centaines de nouvelles supplémentaires. Et les critiques s’accordent à dire qu’aucune de ces œuvres n’est réellement mauvaise. Preuve en est : le nombre fantasmagorique d’adaptations cinématographiques. Top 10. Par ordre chronologique.

1976 : Carrie au bal du diable

Stephen King est tombé dans le collimateur d'Hollywood dès ses débuts, avec son tout premier roman paru en 1974. C’est ainsi à peine deux ans plus tard que Carrie, celle qui nous a fait découvrir le pouvoir de télékinésie avant Prue Halliwell, fait irruption dans les salles de cinéma. Une entrée en matière – signée Brian De Palma, s’il vous plaît – qui restera longtemps dans les mémoires. Alors que Sissy Spacek décroche une précieuse nomination aux Oscars pour son interprétation légendaire, le film est encore aujourd’hui considéré comme l’une des meilleures adaptations d’une œuvre de Stephen King jamais réalisées.

1980 : Shining

Juste après avoir rencontré un succès fulgurant au cinéma avec Carrie, l’auteur américain signe un nouveau roman d’anthologie. Sorti en 1977 en libraire, Shining débarque trois ans plus tard dans les salles obscures. Et c’est cette fois un certain Stanley Kubrick qui prend les commandes de cette nouvelle adaptation, magistralement portée par Jack Nicholson. Comment oublier son regard de fou furieux et son sourire démoniaque, alors qu’il défonce la porte de la salle de bain à la hache ?

1982 : Creepshow

Décidément le vent en poupe au début des années 1980 (un vent qui, il s’avérera, ne s’arrêtera pas de souffler…), Stephen King a vite droit à une troisième adaptation cinématographique. Celle-ci n’est pas tirée de l’un de ses romans, mais prend deux de ses nouvelles (Mauvaise herbe, parue 1976, et La Caisse, en 1979), lui offrant par ailleurs sa toute première expérience en tant que scénariste. Et c’est aux côtés d’un autre monstre sacré de l’épouvante, George A. Romero, qu’il met au monde son Creepshow. Un film à sketches découpé en 5 histoires, alliant non seulement horreur et humour noir mais aussi l’univers des comics, avec, au casting : Ed Harris, Ted Danson, Hal Holbrook… et le King himself !

1983 : The Dead Zone

Dans la foulée, c’est au tour de David Cronenberg de s’attaquer à sa glorieuse bibliographie. Avant de réaliser La Mouche, le cinéaste canadien s’intéresse à The Dead Zone, septième roman du maître de l’horreur publié en 1979. On y retrouve encore des acteurs de premier rang, Christopher Walken en tête dans le rôle de Johnny Smith, ce professeur qui se découvre des pouvoirs psychiques en se réveillant d’un long coma. Un film adoubé par la critique, qui verra naître des années plus tard une série du même nom, diffusée notamment dans la fameuse Trilogie du Samedi

1986 : Stand By Me

Eh non, Stephen King n’a pas écrit QUE des histoires horrifiques. Et même ses œuvres plus "banales" ont le mérite d’intéresser Hollywood. C’est ainsi avec Stand By Me (Le Corps, en français), nouvelle semi-autobiographique suivant un petit groupe d’ados à la fin des années 1950, que l’écrivain revient encore au cinéma en 1986. Avec les jeunes River Phoenix, Will Wheaton, Corey Feldman et Jerry O’Connell devant, et Rob Reiner derrière la caméra, le film rencontre un succès tant critique que public, marquant définitivement toute une génération de sa fabuleuse aventure.

1989 : Simetierre

Les plus jeunes ont peut-être vu cette année la nouvelle adaptation de cet autre célèbre roman de Stephen King, mais pour de nombreux spectateurs c’est la première, parue en 1989, qui restera dans les mémoires. Même si, pour une fois, les critiques sont plutôt mitigées – et même si les Ramones reçoivent une douloureuse nomination aux Razzie Awards pour leur chanson-titre, Pet Sematary – ce Simetierre par Mary Lambert a de nouveau su attirer les foules à sa sortie en salle. Et tout le monde se souvient de Church, le chat-zombie de la famille Creed…

1990 : Misery

À peine quatre ans après Stand By Me, Rob Reiner revient à la charge et adapte cette fois le thriller psychologique Misery. L’histoire de cette rencontre entre un romancier à succès, Paul Sheldon, auteur de la saga Misery donc, et d’une de ses plus inconditionnelles fans, Annie Wilkes, vaut au réalisateur un encore plus grand succès que sa précédente adaptation. Un succès qu’il doit largement à l’interprétation de Kathy Bates, qui décroche d’ailleurs un Oscar – aussi étrange que cela puisse paraître, il s’agit encore à ce jour du seul obtenu pour un long-métrage tiré d’une œuvre de Stephen King !

1994 : Les Évadés

Inspiré de la nouvelle Rita Hayworth et la Rédemption de Shawshank, parue en 1982, Les Évadés de Frank Darabont nous plonge à la fin des années 1940 auprès d’Andy Dufresne, un jeune banquier condamné à vie – et à tort – pour le meurtre de sa femme et de son amant à la prison de Shawshank. Dans ce milieu brutal, il parvient toutefois à se lier d’amitié avec un vieux détenu dénommé Red. Une grande histoire, entrée dans les annales, joliement portée par Tim Robbins et Morgan Freeman.

1999 : La Ligne verte

À la fin des années 1990, le même Frank Darabont frappe encore un grand coup en adaptant à nouveau une œuvre (monumentale) de Stephen King. J’ai nommé : La Ligne verte. Une histoire de pénitencier, encore, située cette fois dans les années 1930. C’est au tour de Tom Hanks et Michael Clarke Duncan, magistral, de marquer les esprits (avec une petite souris) dans ce film traitant de peine de mort sur fond de magie… Pour la petite info, même celui-là, qui a pourtant reçu quatre nominations aux Oscars, est reparti bredouille de la prestigieuse cérémonie de remise de prix américaine.

2017 : Ça

Oui, on a sauté toute une décennie et plus encore. Ce n’est pas faute d’avoir eu à voir des adaptations de romans de Stephen King au cinéma dans les années 2000 et début 2010. À un rythme toutefois moins effréné, il y en a quand même eu une petite douzaine… Mais malgré des castings parfois intéressants (on pense notamment à Dreamcatcher avec, encore, Morgan Freeman, Fenêtre secrète avec Johnny Depp, et plus récemment La Tour Sombre avec Matthew McConaughey et Idris Elba), on ne peut pas non plus dire qu’ils aient vraiment marqué les esprits.

Puis vint Ça. La barre était pourtant placée haute avec l’adaptation télévisée des années 1990, mais celle au cinéma d’Andy Muschietti est des plus réussies. On s’attache avec tendresse à son Club des Ratés et on oscille entre effroi et jubilation face à son Pennywise plus hystérique et diabolique que jamais, interprété à la perfection par Bill Skarsgård.

Vivement le Chapitre 2 ! Tiens, ça tombe bien, il sort aujourd’hui…

Par Jessica Rat