Jack Devlin (Tim Roth), alter ego de Jim Worth, dnas la série Tin Star, diffusée sur Altice Studio.
Séries

3 séries où le héros possède un alter ego

Jack Devlin (Tim Roth), alter ego de Jim Worth, dnas la série Tin Star, diffusée sur Altice Studio. © Tin Star / David Bukach / Kudos Film

Un jumeau maléfique, une double personnalité, un dopplegänger, la rédaction vous présente trois séries dans lesquelles le héros possède un alter ego.

C’est une ficelle scénaristique qui a souvent été employée dans les séries et surtout dans les soap opera : un personnage mort revient à la vie au travers de son jumeau maléfique, gardé jusqu’ici secret. Mais au fil des années, ce ressort a évolué, quitte à devenir la pièce centrale de certains shows.

Nous avons mené notre petite enquête et avons sélectionné trois séries qui font des alter ego le centre de leur intrigue.

Counterpart et son univers parallèle (OCS Max)

Dans la série Counterpart, les scénaristes ont décidé d’explorer la question des alter ego au travers de la notion de l’univers parallèle. Tout commence en pleine guerre froide. Au cours d’une expérience qui tourne au vinaigre, un groupe de scientifiques ouvre un portail entre deux univers parallèles. Dans cette réalité alternative, tout est pareil, mais pas vraiment non plus. Mais c’est surtout l’un des plus grands secrets d’état qui ne sera jamais révélé au public. Alors que le portail est ouvert, les deux univers commencent à évoluer différemment…

L’intrigue reprend des décennies plus tard : on découvre alors Howard Silk, interprété par J. K. Simmons, un employé de bureau tout ce qu’il y a de plus banal, sans personnalité, sans histoire, sans fantaisie quelconque. Et c’est sans qu’il ait le temps de vraiment donner son avis qu’il va se retrouver au coeur d’une investigation entre les deux univers pour retrouver un assassin d’élite. Son partenaire pour mener l’enquête ? Lui-même. Ou plutôt son alter ego provenant de l’autre réalité qui n’a rien à voir. Un agent de terrain impitoyable, qui vit que pour le risque. Deux caractères radicalement opposés qui n’ont d’autre choix que de collaborer pour survivre.

Tin Star et sa double personnalité (Altice Studio)

La série Tin Star, produite et diffusée en France sur Altice Studio, signe le grand retour de Tim Roth sur le petit écran. Il y incarne Jim Worth, un agent de police londonien qui décide de s'exiler au Canada, avec sa famille, dans une petite bourgade des Rocheuse. Mais là où il espère trouver calme et sérénité, il se retrouve submergé par une série de crimes.

Vous vous demandez quel est le rapport avec les alter ego ? Nous y venons. Non-seulement le policier doit gérer cette criminalité anormalement haute, mais en plus, il a des troubles de la personnalité. Dès qu’il abuse un peu trop de la bouteille, il devient Jack Devlin, son double maléfique violent et sans pitié qui n’entend que répandre le mal autour de lui. Le problème, c’est que notre héros a une légère tendance à l’alcoolisme. Dès qu’il boit, il devient son alter ego, mais il ne peut s’empêcher de boire. Un souci de taille, surtout qu’en tant que policier, sa mission première est de servir et protéger.

Orphan Black et ses clones (SYFY)

La série Orphan Black commence sur un quai de gare. On y voit Sarah Manning (Tatiana Maslany), un peu perdue -dans sa vie-. Soudain, à l’autre bout du quai, elle aperçoit une personne qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Son double pose son sac, enlève ses chaussures et se jette sous le premier train qui passe. Un événement qui apporte un nouveau sens à la vie de Sarah, qui va prendre l’identité de son défunt dopplegänger et découvrir comment il est possible qu’une personne lui ressemble autant.

Dans Orphan Black, il n’y a pas un, ni deux, ni trois, mais bien dix-sept alter ego, tous aux vies et aux personnalités bien différentes ! Ils sont tous interprétés par une seule et même actrice : Tatiana Maslany, qui réussit pour l’occasion une performance exceptionnelle. Comment peut-on vivre dans un monde avec autant de doubles ? Si certains sont maléfiques, d’autres non, mais elles ont toutes qu’un seul but : découvrir la vérité sur leur existence.

Par Clément Capot