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Legacies : Matt Davis nous raconte le spin-off de Vampire Diaries

Matt Davis, alias Alaric Saltzman, dans le nouveau spin-off de "Vampire Diaries", "Legacies". © Warner Bros. Entertainment Inc

Rencontre avec le célèbre acteur de la franchise, qui voit son personnage Alaric vivre de nouvelles aventures dans ce nouveau spin-off, Legacies, diffusé pour la première fois en France dès ce mardi 11 février 2020 sur SYFY.

Il était là au tout début, quand Vampire Diaries n’était encore qu’une série teenage de plus autour de nos amis aux longues canines. Une décennie et une véritable mania plus tard, il est toujours là. Alors que le feuilleton a soufflé ses 10 bougies en septembre dernier, Matt Davis continue de voir son personnage évoluer au sein de la franchise, avec un nouveau spin-off créé après le succès du précédent, The Originals (dans lequel il était déjà apparu). Et il est même au cœur de l’action de Legacies, puisque celui-ci suit cette fois les aventures de Hope Mikaelson, la fille tribride de Klaus et Hayley, à l’école Salvatore qu’il a fondée pour les êtres surnaturels comme elle (et ses propres filles)…

À l’occasion d’une table ronde organisée quelques jours avant la diffusion de cette nouvelle série, dès ce mardi 11 février sur SYFY, l’interprète de l’illustre Alaric Saltzman est largement revenu sur son expérience au sein de sa "famille", comme il l’appelle, de Vampire Diaries et nous en a notamment dit plus sur ce deuxième spin-off qu’est Legacies. Extraits des conversations.

Vampire Diaries a célébré ses 10 ans il y a peu… Tu te souviens de ton tout premier jour dans la série ?

C’est fou ! Oui, je me souviens effectivement de mon tout premier jour… Il me semble que c’était une scène que je devais tourner avec Sara Canning (alias Jenna Sommers dans la série, ndlr) au Mystic Grill, si je ne me trompe pas. C’était très excitant ! Tout le monde était sympa et accueillant, et on s’apprêtait tous à embarquer dans ce beau voyage, à devenir une véritable famille, donc c’était très chouette.

Aurais-tu imaginé incarner le même personnage – surtout un qui est mort quelque fois… – pendant aussi longtemps ?

(rires) Non, je ne l’imaginais pas du tout ! Je n’arrive toujours pas à y croire, le temps passe si vite… D’autant qu’à l’origine, Alaric ne devait être qu’un guest. Je ne devais jouer que dans quatre épisodes, et ça s’arrêtait là. Mais l’arrivée de mon personnage a très bien fonctionné, tout le monde s’entendait bien et les gens semblaient avoir bien réagi à son introduction dans la série. Si bien qu’avant la fin de la première saison, ils en ont fait un régulier. Et me voilà, dix ans plus tard ! (rires)

Comment as-tu réagi en lisant le script pour ce nouveau spin-off, Legacies ?

J’étais très satisfait du fait que, tout en étant située à Mystic Falls et en faisant partie de l’univers des Vampire Diaries, cette nouvelle série a su se créer sa propre identité. J’adore les jeunes acteurs qu’elle permet de découvrir, ils sont incroyablement talentueux, et c’est marrant d’explorer un nouveau format avec les "Monstres de la semaine". On s’est beaucoup amusés avec les différentes créatures qui apparaissent dans la série !

Dans Legacies, on ne peut pas dire qu’Alaric est le même homme qu’il était dans Vampire Diaries… Comment perçois-tu son évolution ?

Il commence en tant qu’homme avec une mission, qui est d’essayer de retrouver le vampire qui lui a enlevé sa femme. Il est professeur de lycée le jour, chasseur de vampires la nuit, mais finit par nouer une relation amicale avec celui qui a tué sa femme. À travers les années, il a été un ami, un protecteur, un professeur, un principal … Et maintenant, dix ans plus tard, il dirige l’École Salvatore. Alors oui, il a quelque peu évolué !

On le retrouve dans Legacies en tant que directeur scolaire, en train de transmettre des héritages et des traditions. Maintenant il joue un rôle de protecteur pour tous ces jeunes gamins vampires, sorcières ou loups-garous ; il veut les aider et les préparer à affronter un monde qui ne comprend qui ils sont. Donc c’est intéressant de le jouer maintenant, après toutes ces années, parce qu’il est devenu conscient de certaines choses. Cela fait tellement longtemps qu’il fait ça, il sait comment ça se passe. Donc il a définitivement mûri au fil des années, et c’était intéressant de pouvoir ainsi grandir avec lui.

Quels passages de son parcours as-tu préféré jouer ?

C’est peut-être parce que je suis devenu nostalgique au fil des années, mais j’ai vraiment aimé la première saison. Quand Alaric était un personnage mystérieux, et que la raison de sa présence n’était pas encore vraiment connue. Mais c’est aussi toute la genèse de son amitié avec Damon qui m’est chère. Et j’ai également aimé la saison 3, dans laquelle il sert de corps pour Klaus ; c’était marrant à jouer pendant un petit moment. Sans compter que la fin de la saison devait marquer la fin de mon personnage, ce qui a été très émouvant pour moi et tout le reste de l’équipe… Ça l’aurait été certainement moins s’ils avaient su que je reviendrai ! (rires)

Puis la saison 6 était sympa aussi, c’est celle où Alaric pouvait enfin commencer à guérir de ses blessures, tomber amoureux… Mais tragiquement, alors qu’il était si proche de trouver le bonheur et entrevoir un futur, ça lui a été retiré dans le final de la saison 6, qui était très brutal et éprouvant pour lui psychologiquement. Il a perdu deux de ses grands amours à Mystic Falls, et pourtant il y reste, je pense dans l’espoir de pouvoir réparer le mal qui a été fait et s’assurer que ça n’arrive plus. Qu’il réussisse ou non, ça reste encore à voir…

Legacies a été comparée aux franchises cinématographiques Harry Potter et X-Men, ainsi qu’à la série culte Buffy… Que penses-tu de ces comparaisons ?

Je pense que c’est très juste, que notre série est un mélange très intéressant de tout ça. Je pense qu’on a pris les qualités de ces différents univers, que ce soit consciemment ou pas. Elles ont été réunies pour en faire notre version à nous ici à Mystic Falls. Mais oui, Alaric est de toute évidence le Professeur X des étudiants mutants, dans un monde à la Harry Potter, avec le sens de l’humour et l’énergie de Buffy. Donc pour moi ce sont toutes trois de très bonnes comparaisons. On ne cache pas notre appréciation pour ces univers et les personnes qui les ont créés. Je pense que notre série est en quelque sorte un hommage envers eux.

En parlant de Buffy, on sait déjà qu’il y aura un invité spécial dans la saison 2 de Legacies : Alexis Denisof, qui incarnait Wesley dans la fameuse série de Joss Whedon (et son spin-off Angel). C’était un clin d’œil intentionnel ?

Oui, je pense. Alexis et les scénaristes se connaissent depuis longtemps, et nos scénaristes sont définitivement fans de Buffy. Puis c’est un acteur formidable, donc je pense que quand l’opportunité s’est présentée, d’écrire un personnage pour lui et qu’il était disponible, c’était une évidence. C’était encore une manière justement de rendre hommage à ces univers, et de le voir participer à la saison 2 a été un grand bonus pour nous, pour la série.

Comment expliques-tu le succès depuis toutes ces années de la franchise Vampire Diaries ?

Alors ça, je ne sais pas ! Je pense que la série doit son succès à plusieurs facteurs. D’abord, l’alchimie entre les membres du casting était exceptionnelle. Et je pense que la personnalité des acteurs, la vie qu’ils ont insufflée à leurs personnages, était unique et distincte. Puis il y a une atmosphère, quelque chose de particulier à propos de ce monde dans lequel se déroule la série, Mystic Falls. Les scénaristes ont une grande capacité à maintenir la tension et faire vivre l’action.

Puis je pense aussi que notre série bénéficie d’une place assez unique dans l’histoire de la télévision, puisque c’était l’une des premières à rassembler les communautés sur les réseaux sociaux. Donc on a les éléments que j’ai mentionnés, qui font la qualité de la série, couplés avec le phénomène émergeant des réseaux sociaux qui a permis aux fans, aux acteurs, aux créateurs d’interagir entre eux. Donc il y avait une forte connexion qui s’est forgée, à travers les réseaux sociaux.

Grâce à ton expérience dans la franchise, es-tu devenu un spécialiste des vampires ? Et as-tu un autre titre du genre préféré ?

J’ai toujours, toujours été un fan du genre en grandissant. J’ai toujours adoré les films d’horreur, de vampires et autres loups-garous. Je dirais qu’il y en a trois ou quatre dans le Top 10 de mes films préférés de tous les temps qui sont des films de vampire… Génération perdue, Fright Night, Dracula, pour en nommer quelques-uns qui me viennent à l’esprit. Il y avait une atmosphère qu’ils avaient réussi à capturer dans les années 1980 et 1990 qui pour moi reste inégalée. Donc j’ai toujours aimé le genre, c’est un genre éternel ! Certains pensent que Twilight a réinventé quelque chose, mais ça s’est juste rajouté à une longue lignée de merveilleux films à succès qu’Hollywood crée depuis très longtemps. Et de faire partie de ce chapitre historique de l’industrie, d’avoir eu l’occasion de marquer le genre, ça a été pour moi une merveilleuse expérience.

Matt Davis est de retour à Mystic Falls dans Legacies, le nouveau spin-off de Vampire Diaries qui arrive pour la première fois sur le petit écran français ! Suivez la première saison de la série à compter du 11 février 2020, puis tous les mardis soirs, à 21 heures sur SYFY. Une chaîne disponible depuis la box SFR.

Jessica Rat
https://twitter.com/rat_jessica Jessica Rat Rédacteur