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Snowpiercer : la série n'est pas sur les mêmes rails que le film

Bienvenue à bord du Snowpiercer, 1001 wagons de lutte des classes lancés à pleine vitesse © TNT

Chaque lundi depuis le 25 mai, un nouvel épisode de Snowpiercer arrive en gare de Netflix. Et depuis le début du voyage, on a pu vérifier que la série était bien plus qu'un simple reboot du film de 2013 signé Bong Joon-Ho. Une très bonne idée, pour ne pas rester à quai...

Une série adaptée d'un film, lui-même déjà adapté d'une bande-dessinée... Quelle nouvelle histoire allait bien pouvoir nous raconter Snowpiercer, le nouveau show qui cartonne chaque lundi en France sur Netflix ?

C'est la question bien légitime qui était sur les lèvres de tous les futurs passagers, tout de même bien curieux de remonter dans ce train, lancé à toute allure pour préserver les derniers survivants d'une ère glacière qui a ravagé la Terre. Car peu importe la destination, ce qui compte, c'est le voyage. Il fallait donc en proposer un nouveau, avec une nouvelle intrigue, de nouveaux personnages, mais en conservant tous les atouts de cette histoire post-apocalyptique, illustrant à merveille la lutte des classes. Après tout, quoi de mieux que les différents compartiments d'un même train pour montrer les clivages sociaux ? Alors qu'au fond du train, tout le monde vit dans un dortoir insalubre sans voir la lumière du jour, en première classe, chaque famille riche a sa propre voiture, mange des produits frais et boit du champagne en profitant des jolis paysages. On a le droit à tout ça, avec la carte 12-25 ?

Le Snowpiercer, ou le Transperceneige, c'est un train de 1001 wagons, sorte d'Arche de Noé d'un futur proche où le dérèglement climatique a fini par causer la perte de quasiment toute l'humanité. Plus on est pauvre, plus on vit vers la queue du train. Dans le film Snowpiercer de 2013, avec Chris Evans (Captain America) dans le rôle principal, le réalisateur Bong Joon-Ho (qui a depuis cartonné avec Parasite) racontait l'histoire d'une révolte, suivant les combattants du fond du train à la locomotive. Une traversée violente, incroyablement graphique, poétique également, aux allures parfois de jeu vidéo (chaque voiture étant comparable à un niveau). Et dans les premières minutes du premier épisode, on a l'impression que la série Snowpiercer n'est qu'un reboot : les préparatifs sont exactement les mêmes, et finalement, alors que l'on pense deviner ce qui va suivre, quand on a déjà vu le film (également disponible sur Netflix), tout bascule.

Snowpiercer, entre Le Crime de l'Orient Express et Black Mirror

Layton, le héros de ce nouveau voyage à bord du Snowpiercer, était enquêteur dans son ancienne vie. Leader des "sans classe", ceux qui ont "osé" prendre le train sans avoir de billets, pour survivre, il est appelé par l'équipe dirigeante du train pour enquêter sur un horrible meurtre qui a été commis. Plutôt qu'une lutte linéaire de la queue vers la tête, on entame donc une histoire d'enquête, entre Le Crime de L'Orient Express et Black Mirror, multipliant les aller-retours entres les différentes voitures, et montrant comment vivent les différentes classes. Mais permettant aussi de découvrir les secrets du Snowpiercer, et ils sont nombreux. À commencer par le véritable rôle de Melanie Cavill (incarnée par une impeccable Jennifer Conelly), qui pourrait bien avoir beaucoup plus de pouvoir à bord qu'il n'y paraît...

Alors que l'on pensait que la série Snowpiercer n'allait être qu'un reboot du film, étirant son intrigue en longueur, ou bien l'histoire de l'une des anciennes révoltes évoquées dans le long métrage, ce nouveau train dystopique part dans une toute nouvelle direction. Malheureusement pour les passagers, ce nouveau voyage sera lui aussi bien loin d'être calme...

Embarquez à bord du Snowpiercer avec un nouvel épisode chaque lundi sur Netflix, disponible depuis votre box SFR.

Sources : Netflix, Europe 1, Première

Sébastien Delecroix
Sébastien Delecroix Rédacteur