The Mandalorian, première série de Disney+.
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The Mandalorian : un début lent et un twist impressionnant

The Mandalorian, première série de Disney+. © 2019 Lucasfilm Ltd.

Ce mardi 12 novembre, la plateforme de streaming Disney+ a officiellement ouvert ses portes et a dévoilé dans la foulée le premier épisode de sa série événement The Mandalorian, centrée sur l'univers Star Wars. On a regardé le premier épisode qui alterne entre lenteur et grande surprise.

Ce mardi 12 novembre 2019 était une journée exceptionnelle pour les fans de la franchise Star Wars. D'abord, c'était le lancement de la plateforme de streaming Disney+. Mais surtout, c'était la première fois que l'on découvrait une série en live-action centrée sur l'univers riche créé par George Lucas en 1977. Un projet qui a failli voir le jour au cinéma avant de finalement se rabattre sur le petit écran.

Avec ce premier épisode d'une durée surprenante de 38 minutes, la série écrite par Jon Favreau pose légèrement les bases scénaristiques, s'émancipe de l'univers Star Wars tout en n'oubliant pas de faire quelques clins d'œil aux fans et nous surprend avec un twist final dont on ne se doutait absolument pas. Il est préférable d'avoir vu le premier épisode de The Mandalorian pour lire la suite de cet article et éviter les spoilers.

Visuellement, le résultat est impressionnant

The Mandalorian plante son décor dans une taverne d'une planète désertique, un peu à l'image de la séquence de la Cantina dans la première partie de Star Wars : Un nouvel espoir, plus de 40 ans auparavant. Pas le temps d'expliquer le pourquoi du comment de l'intrigue, on se lance rapidement dans des batailles spectaculaires contre des mercenaires et un monstre marin gigantesque. Aucun doute, ce sera impressionnant.

Dix minutes se sont écoulées, et nous avons regardé déjà près d'un quart de l'épisode et le Mandalorien, personnage principal de l'œuvre, n'a prononcé que six phrases et hoché quelque fois la tête. Rapidement, on comprend que le point fort de la série ne sera pas ses dialogues forts, profonds et nombreux, mais plutôt sa capacité à nous fournir un véritable spectacle.

Et la suite de ce pilote nous montre que nous ne nous sommes pas trompés. Les quelques interactions entre les différents personnages ne sont pas plus mémorables que ça, pour finalement nous mener vers le point culminant de l'épisode : une longue et stupéfiante bataille entre le Mandalorien, un surprenant robot chasseur de primes et un groupe de mercenaires dont on ignore tout.

Le robot chasseur de primes doublé par Taika Waititi dans The Mandalorian.
Le robot chasseur de primes doublé par Taika Waititi dans The Mandalorian. © 019 Lucasfilm Ltd

Un western-spaghetti plus qu'un Star Wars ?

Ce premier épisode est incontestablement rempli de lenteurs. On avance péniblement jusqu'aux ébouriffantes scènes d'action, tout ce qui se passe entre-elles n'est que remplissage pataud. Dans son premier épisode, The Mandalorian peine à réellement planter le décor et les enjeux de cette première saison, ainsi qu'à donner une âme à son personnage principal. Malgré son costume que l'on identifie facilement à la franchise, à cette exception, si on nous ne l'avait pas dit avant, on n'aurait presque pas deviné qu'il s'agit là d'un produit dérivé de Star Wars.

Plus qu'une nouvelle aventure se déroulant il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine, on a plutôt l'impression de se retrouver face à un hommage aux westerns-spaghetti des années 1970. Toute cette mise en scène sonne effectivement comme l'histoire d'un anti-héros, solitaire, évoluant dans un environnement désertique et auquel on trouve pour l'instant quelques difficultés à s'attacher.

Cela signifie-t-il que The Mandalorian est une mauvaise série ? Non, car elle est pleine de potentiel et on voit déjà comment Jon Favreau réussira à l'exploiter dans la suite. Il s'agit là simplement d'un pilote très discutable, sauvé par son twist final qui nous a complètement soufflé.

Un twist final inattendu

C'est ici que les spoilers commencent vraiment. Si vous avez lu toutes ces lignes sans avoir vu le premier épisode, on vous conseille de vous arrêter maintenant. Cette mise en garde étant faite, on découvre à l'issu de cette longue introduction de 38 minutes qui est la cible de la première mission du Mandalorien : un spécimen de la même race que l'emblématique Maître Yoda, âgé d'une cinquantaine d'années, à l'apparence d'un bébé.

The Mandalorian, une exclusivité Disney+.
The Mandalorian, une exclusivité Disney+. © 2019 Lucasfilm Ltd.

Pourquoi c'est une surprise ? Parce que jusqu'ici, Yoda était l'un des seuls de son espèce à avoir été présenté à l'écran dans une œuvre Star Wars. Les fans, même les plus aguerris, ignorent presque tout d'eux, leur planète d'origine, l'explication de leur longévité exceptionnelle, ils constituent l'un des plus grands mystères de cet univers. On se doute alors que ce jeune spécimen en pleine crise de la cinquantaine nous apportera les réponses aux questions que nous nous posons depuis l'apparition du Maître Jedi dans L'Empire contre-attaque en 1979.

Une agréable surprise qui redonne tout son intérêt à la série et n'est pas sans satisfaire Jon Favreau, son showrunner. Dans une interview accordée à Variety et reprise par Collider, il explique : "Je souhaitais surprendre les gens, bien qu'il y ait des arcs narratifs plus grands qui interviennent tout au long de la saison et de la série. Aussi amusant qu'il soit de révéler de nouveaux personnages par surprise, ce twist s'imbrique dans une narration plus large qui concerne l'état de la galaxie après la révolution, et il s'agit d'un personnage important", se réjouit le scénariste.

Si The Mandalorian commence mollement, tout est pardonné après la découverte de ce twist final. Les prochaines semaines seront donc décisives pour la série qui devra faire ses preuves et nous faire oublier ses quelque défauts au démarrage. Pour rappel un nouvel épisode de la série sera diffusé chaque vendredi sur Disney+, plateforme qui sera disponible en France le 31 mars 2020.

Sources : Variety, Collider

Clément Capot
https://twitter.com/Clepotp Clément Capot Rédacteur