Jennifer Carpenter interprète Erica Sheperd dans la sérieThe Enemy Within
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Top 5 des meilleures séries d’espionnage

Jennifer Carpenter interprète Erica Sheperd dans la sérieThe Enemy Within © NBC Universal

De l’infiltration, du terrorisme, du suspense, de l’action et de la trahison. Voici les ingrédients parfaits pour une bonne série d’espionnage. Et certaines ont vraiment marqué le genre de leur empreinte !

Mission Impossible (1966-1973)

Comment ne pas évoquer l’un des génériques les plus cultes de l’histoire de la télévision ? Aujourd’hui déclinée en films avec un Tom Cruise qui multiplie les cascades les plus incroyables, la série américaine aura suivi pendant 171 épisodes Jim Phelps et les espions de l’IMF (Impossible Mission Forces). Tous les codes de l’espionnage y passent, avec des gadgets révolutionnaires pour l’époque, des déguisements, de la chirurgie esthétique et une équipe où chaque membre a une spécialité. Mais quand on se rappelle de Mission Impossible, c’est surtout pour son thème et l’introduction : “Bonjour Monsieur Phelps. Votre mission, si toutefois vous l’acceptez…”. La légende.

24 Heures Chrono (2001-2010)

Le format des séries a bien changé depuis Mission Impossible, où les intrigues devaient pouvoir se résoudre en un seul épisode. Dans les années 1990, les arcs narratifs se sont agrandis, tenant les spectateurs en haleine tout le long d’une saison. Un concept poussé encore plus loin au début des années 2000 par la série dont Jack Bauer est le héros : 24 Heures Chrono. Comme son nom l’indique, le show suit les aventures d’un espion d’une cellule anti-terroriste durant une journée où il n’a même pas le temps d’aller faire pipi. Le rythme est haletant et chaque fin d’épisode se termine sur un traditionnel cliffhanger : un événement qui donne furieusement envie de voir la suite !

Incarné par Kiefer Sutherland, le héros a ainsi vécu neuf journées en enfer, sauvant des présidents, luttant contre des attaques nucléaires, chimiques, des attentats, à Los Angeles, en Afrique, à Londres ou à New York. Il a dû tuer quelque chose comme 197,183 victimes, mais a sauvé 21 milliards de personnes. Bref, Jack Bauer et 24 Heures Chrono ont dépoussiéré le genre : les séries d’espionnage ne seront plus jamais comme avant !

Homeland (depuis 2011)

Inspirée par une série israélienne, Homeland détonne dans les séries d’espionnage, en se concentrant davantage sur le thriller psychologique que sur l’action. Carrie Mathison, agent de la CIA, souffrant de troubles psychologiques, a reçu une information sur un prisonnier de guerre américain qui aurait été “retourné”. Quand le sergent Nicholas Brody est libéré après huit ans de captivité, elle le soupçonne et commence à le surveiller, tout en se rapprochant dangereusement de lui… S’ensuit un intense jeu du chat et de la souris durant toute la première saison : le soldat est-il infiltré ou non ? Une nouvelle approche qui fait un carton critique. La suite de la série, avec des intrigues plus classiques et des méthodes controversées (attaque de drones sur des civils, séduction d’un adolescent pour avoir des renseignements…) feront un peu perdre à Homeland de son aura, bien que la série reste un succès public, toujours à l’antenne sur Showtime avec une huitième saison prévue pour l’automne 2019.

Marvel : Agent Carter (2015-2016)

Un peu de fun dans l’espionnage, avec le personnage de Peggy Carter, découverte au cinéma dans Captain America : First Avenger. Suite aux événements du film où Steve Rogers se fait congeler pour sauver New York, son grand amour doit reprendre le cours de sa vie au sein de la Section Scientifique de Réserve. Mais pas facile d’être une femme dans les années 1940 : on ne cesse de la rabaisser et de lui confier des tâches ingrates. Sauf Howard Stark, père du futur Iron Man, qui envoie son fidèle majordome Jarvis aider Peggy Carter à récupérer ses inventions les plus dingues.

La britannique va devoir être encore plus maline que ses collègues de la SSR et mener un dangereux double-jeu. Malgré de très bonnes notes sur les sites spécialisées et le ton Marvel (action + humour + scénario cool), la série s’arrête au bout de deux saisons. Mais pas le destin de l’agent Carter, que l’on retrouve dans Avengers : Endgame pour un retournement de situation fracassant…

The Enemy Within (depuis 2019)

C’est la petite dernière des séries d’espionnage, dans laquelle on retrouve des têtes bien connues : Jennifer Carpenter, inoubliable sœur de Dexter dans la série du même nom, et Morris Chestnut, qui jouait le Docteur Beaumont Rosewood Jr. dans Rosewood.

En 2015, la Directrice des Opérations de la CIA Erica Sheperd livre au terroriste russe Mikhail Vassily Tal les noms de quatres agents à sa poursuite. Il les fera tuer et Sheperd sera arrêtée par l’agent du FBI Will Keaton, dont la fiancée Laine fait partie des agents assassinés. Devenue la personne la plus détestée des États-Unis et condamnée sans possibilité de s’exprimer puisque reconnue coupable de trahison, Erica se retrouve en prison.

Mais trois ans plus tard, alors que Tal prépare des attentats sur le sol américain, Will Keaton est chargé de la libérer pour travailler avec elle, qui connaît parfaitement le dossier. Erica peut alors lui révéler la raison de sa trahison : le terroriste la menaçait de tuer sa fille, qu’il avait sous les yeux. La traque aux agents dormants placés par le russe peut commencer, mais la cohabitation entre Sheperd et Keaton risque d’être compliquée… Comme ses grandes sœurs, The Enemy Within s’appuie sur un savant mélange d’action et de suspense, en appuyant notamment sur la psychologie de ses personnages torturés.

Par Sébastien Delecroix