Laurence Fishburne incarne Nelson Mandela dans la mini-série Il s'appelait Mandela, à partir du jeudi 6 février sur Histoire TV
TV

Il s'appelait Mandela, ce soir sur Histoire TV

Laurence Fishburne incarne Nelson Mandela dans la mini-série Il s'appelait Mandela, à partir du jeudi 6 février sur Histoire TV © Histoire TV

Nelson Rolihlahla Mandela, Madiba de son nom tribal, est l'une des plus grandes figures du XXe siècle. Plus qu'un homme, une légende, qui a marqué son pays, l'Afrique du Sud, mais aussi le monde entier. À l'occasion des 30 ans de sa libération, Histoire TV diffuse une série événement le concernant.

Il fallait évidemment une forte personnalité, avec des épaules assez larges, pour pouvoir endosser un rôle aussi puissant que celui de l'ancien président sud-africain, symbole de la lutte pour l'égalité raciale.

Laurence Fishburne a la carrure nécessaire. Inoubliable Morpheus dans la saga Matrix, l'acteur américain s'est vu confier en 2016 l'autre rôle de sa vie, celui de Madiba. En six épisodes de 100 minutes, la mini-série revient sur le parcours de Nelson Mandela, de ses études de droit à son élection en passant par son combat et ses années d'emprisonnement, Il s'appelait Mandela revient sur tous les moments forts qui ont jalonné la vie d'un homme exceptionnel. Et il y en a eu un peu, beaucoup, énormément, à la folie...

Quand la réalité dépasse la fiction

Son prénom annonçait la couleur : Rolihlahla signie en effet "fauteur de troubles". Dans un pays divisé à cause de l'apartheid, dans lequel les gens n'ont pas les mêmes droits selon la couleur de leur peau, le jeune homme va d'abord s'engager dans une lutte pacifique, avant que l'absence de résultat ne le fasse passer du coté de la lutte armée, en 1961. Après dix-sept mois de clandestinité, Nelson Mandela est arrêté, grâce, ou plutôt à cause, d'informations données par... la CIA ! Tous les ingrédients d'une bonne série sont vraiment là...

De la prison au Prix Nobel

La suite est bien connue, mais peut-être pas assez, et une piqûre de rappel ne fait jamais de mal. Au procès de Rivonia, il est condamé à la détention à perpétuité en 1964, et devient un symbole de lutte et de résistance. À Robben Island, la prison où il est conduit, il vit dans des conditions effroyables, soumis au mauvais traitement des gardiens, et échappe même à un terrible complot en 1969, qui visait à organiser son évasion, pour... l'abattre durant sa fuite. Mais aussi terrible soit-elle, la prison finit par être surnomée "Université Mandela", car il y répand ses pensées, rallie ses camarades à sa cause, apprend et récite le poème Invictus pour motiver ses troupes. D'où le titre d'un film, qui lui a également été consacré...

Transféré en 1982 dans une autre prison, celle de Pollsmoor, il continue d'être soutenu par l'opinion internationale, qui finira par faire céder le gouvernement sud-africain, après un concert hommage à Londres pour les 70 ans de Nelson Mandela. Partiellement libéré en 1988, il finit par l'être entièrement en 1990, après l'arrivée au pouvoir de Frederik de Klerk, qui recevra en même temps que lui le prix Nobel de la Paix en 1993. Madiba aura été emprisonné pendant 27 ans, six mois et six jours. Mais son histoire était bien loin de s'arrêter là, puisqu'il allait devenir en 1994 le premier président noir d'Afrique du Sud...

Le reste, comme tout ce qui s'est passé avant, appartient à la légende. Il s'appelait Mandela, une série historique en six épisodes à retrouver tous les jeudis, du 6 au 20 février 2020, à 20h40 sur Histoire TV, disponible sur votre box SFR.

Sébastien Delecroix
Sébastien Delecroix Rédacteur