Les zombies passent un sale quart d’heure dans Resident Evil 7.
Astuces

Qu’est-ce qu’un survival horror ?

Les zombies passent un sale quart d’heure dans Resident Evil 7. © Resident Evil 7 / Capcom

Pour les gamers des années 1990-2000, le survival horror est un grand classique. Mais les plus jeunes joueurs ne savent pas forcément ce que c’est. Genre un temps sur le déclin qui a récemment fait son grand retour, la rédaction vous explique ce qu’est un survival horror.

Le survival horror, c’est quoi ?

Tout est dans le nom ! Le survival horror, c’est un jeu d’action et d’aventure largement inspiré de fictions d’horreur. À cette dimension horrifique, s’ajoute l'aspect de survie. Bon, survivre, ça n’a rien d’original dans un jeu vidéo. Quand vous jouez à Super Mario Bros, le but n’est pas de de tuer votre personnage, mais bien d’arriver au bout en vie.

Dans les survival horrors, c’est une “vraie” survie. Le personnage que contrôle le joueur est extrêmement vulnérable, généralement sous-armé, tout est fait pour que le joueur se sente impuissant face à la horde d’ennemis qui l’entoure. Quand vous êtes naufragés sur une île déserte, vous n’arrivez pas avec votre trousse à outils. Dans le survival horror, c’est pareil, les munitions sont limitées, imprécises, vous avez peu d’énergie ou votre vitesse est ralentie. Survivre est un challenge. Tout ça pour vous mettre des bâtons dans les roues. La situation est organisée pour vous oppresser et renforcer ce sentiment d’horreur.

Côté ambiance, il ne faut pas s’attendre à des pièces lumineuses, orientées plein sud. Non. Il fait sombre. Vous êtes seul, dans des lieux baignés d’obscurité, et vous devez essayer de résister aux offensives de vos ennemis, tout en ne les voyant pas arriver. Vous commencez à saisir l’enjeu : prévoyez un pantalon de rechange.

Un problème de luminosité ? Non, c'est complètement normal. S'il fait sombre, c'est pour accentuer ce sentiment de frayeur.
Un problème de luminosité ? Non, c'est complètement normal. S'il fait sombre, c'est pour accentuer ce sentiment de frayeur. © Silent Hill : Downpour / Konami

Vous l’aurez compris, le survival horror est un jeu vidéo conçu comme un film d’horreur. Au programme, frayeurs, oppression et mauvaises surprises. Le genre est né dans les années 1980, mais a vraiment pu exploiter son potentiel autour de 1996, lorsque les consoles ont pu supporter des graphismes d’une meilleure qualité.

Jeux de survival horror : pourquoi on y joue ?

C’est la grande question que tout le monde se pose. Et c’est pareil pour les films d’horreur. Mais pourquoi est-ce qu’on s’inflige ça ? Pour l’amour du frisson, tout simplement. Ça a été prouvé scientifiquement : devant des films ou jeux d’horreur, notre rythme cardiaque s’accélère, nos pupilles se dilatent et nous sommes plus conscients de notre environnement. Mais surtout, nous recevons une grande dose d’adrénaline, et c’est pour cela que l’on devient accro à ce frisson !

Il y a tout de même une grande différence entre le film d’horreur et le survival horror. Devant un film, vous êtes passifs. Vous assistez impuissants aux actions et parfois aux mauvaises décisions des personnages, qui les mènent indéniablement vers une mort certaine. Devant votre jeu, vous adoptez un rôle actif. La vie de votre personnage dépend de vous. En cas de pépin, vous endossez la responsabilité. Le joueur est plus impliqué, plus inquiet et donc plus stressé à l’idée qu’une quelconque forme qui pourrait surgir du néant pour essayer de tuer son personnage. Plus on est impliqué dans une situation, plus on angoisse qu’elle tourne au vinaigre.

La police ne peut rien y faire, les zombies sont bien prêts à dévorer tout le monde dans Resident Evil 7.
La police ne peut rien y faire, les zombies sont bien prêts à dévorer tout le monde dans Resident Evil 7. © Resident Evil 7 / Capcom

Survival horror : nos recommandations

Il y a deux franchises qui sont classiques et indémodables. C’est d’ailleurs elles qui ont démocratisé le survival horror : Resident Evil et Silent Hill. Avec Resident Evil, on est sur un jeu de tir à la première personne assez classique. À cela près que vous êtes submergés par une attaque permanente de zombies. Et pas que des morts-vivants mollassons, mais aussi des créatures tenaces qui se déplacent beaucoup plus rapidement. Silent Hill, de son côté, est complètement différent. Fondamentalement avant-gardiste, le jeu a révolutionné l’approche du survival horror. Il joue sur l’approche psychologique de la peur plus que sur sa manifestation physique. L’ambiance et les décors sont travaillés, le scénario est élaboré, pour vous plonger dans un niveau d’angoisse extrême.

Resident Evil et Silent Hill sont de vieux jeux et leurs graphismes sont loin d’être de la qualité de ceux d’aujourd’hui. Leurs opus actuels sont réputés pour être moins aboutis, en comparaison avec les originaux. Pour une expérience plus que réussie avec des jeux récents, vous pouvez vous tourner vers Amnesia: The Dark Descent, porté en 2016 sur PlayStation 4, dans lequel le joueur se réveille dans un château, sans comprendre comment il y est arrivé, la mémoire effacée, mais avec une mission : tuer le propriétaire de la demeure. Pour ajouter de la difficulté, il est poursuivi par une créature mystérieuse et morbide.

Pour les aficionados de Nintendo, vous pouvez également trouver Outlast depuis 2018 sur Switch. On y incarne un journaliste qui enquête sur des expériences inhumaines subies par des patients d’un asile. À l’instar d’Amnesia, pas d’armes dans ce jeu, mais une seule option : fuir pour survivre. Enfin, la rédaction vous recommande également The Evil Within, dans lequel l’enquête d’un détective sur des meurtres sanglants le mène dans un monde malsain, hideux et terrifiant.

Vous aurez compris, en terme de survival horror, il y a de quoi vous occuper. Mais ne venez pas vous plaindre si vous faites des cauchemars la nuit !

Un conseil : n'y allez pas, ça a tout l'air d'être un piège !
Un conseil : n'y allez pas, ça a tout l'air d'être un piège ! © Outlast / Red Barrels
Clément Capot
https://twitter.com/Clepotp Par Clément Capot Rédacteur