La star du FB Barcelone Lionel Messi est l'ambassadeur de eFootball PES2020.
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eFootball PES 2020 : un magnifique contrôle de balle

La star du FB Barcelone Lionel Messi est l'ambassadeur de eFootball PES2020. © Konami

En changeant de nom, la franchise Pro Evolution Soccer laisse augurer un nouveau tournant, avec un aspect plus connecté. Mais sans oublier un gameplay criant de réalisme, qui donne vraiment l'impression de regarder un match sur son écran.

L'important, c'est les trois points

Chaque mois de septembre, les amoureux de simulations de football se divisent en deux camps : ceux qui tirent avec Carré / X, et ceux qui tirent avec Rond / B. Les vrais auront reconnu PES pour la première option, et FIFA pour la seconde. Depuis des années, c'est la guerre entre les géants et entre les deux camps. Les fans de FIFA se réjouissent du FUT et des licences officielles, ceux de PES rétorquent en disant qu'avec FUT, FIFA n'est plus qu'un jeu de cartes, et que pour avoir de vraies sensations de jeu, PES, c'est beaucoup mieux.

Sur ce second aspect, la franchise de Konami a encore fait énormément d'efforts. Les mouvements des joueurs ont été capturés et en plus de leurs visages parfaitement reproduits, leurs gestes sont incroyablement ressemblants avec leurs gestuelles respectives dans la vraie vie. Défendre avec Virgil van Dijk est ainsi un vrai plaisir, tant il semble infranchissable et vous permet de remporter de nombreux duels qui semblaient pourtant désespérés. Même constat en attaque, où selon leurs capacités techniques, les joueurs peuvent déclencher de superbes gestes selon leur position. Les retournés ou talonnades en extension deviennent ainsi fluides et réalistes, comme dans un vrai match. Bon, par contre, certaines décisions arbitrales sont très discutables, avec des coups de sifflet intempestifs au moindre contact. La modélisation a peut-être été basée sur les arbitres de Ligue 1 Conforama ? En tout cas, le sentiment d'injustice ajoute encore plus de réalisme. Et donc de frustration. Attention aux manettes !

"Ah t'as appuyé trop longtemps sur Carré, ça va aller en tribunes ça".
"Ah t'as appuyé trop longtemps sur Carré, ça va aller en tribunes ça". © Konami

Un passement de jambe, sur le le but je flambe

Il faudra un peu de temps aux néophytes pour sa familisariser avec le jeu, qui exige encore plus de soin qu'avant dans la construction. Si la passe en profondeur reste un formidable moyen de percer les lignes adverses, il va falloir bien la maîtriser. Fini le temps ou il suffisait de mettre un attaquant qui courait vite et le lancer en profondeur à chaque fois pour aller marquer. Pour contourner le bloc défensif adverse, il va falloir être patient et créatif.

Pour s'aider, une petite nouveauté appelée dribble en finesse a fait son apparition. Consultant pour le jeu, c'est Andres Iniesta, un spécialiste du genre, qui a apporté cette technique. Elle se déclenche en caressant le joystick droit et permet d'effacer son défenseur avec autant de style que Messi face à Boateng, ou bien de temporiser pour permettre à ses coéquipiers de venir offrir des solutions. Encore une fois, ça transpire le foot. Alors évidemment, ça fonctionne davantage avec un joueur technique genre Bernardo Silva, qu'avec un joueur qui a une note globale de 58, du genre que vous pouvez avoir dans la fameuse Ligue des Masters en début de partie.

"Alors ça, c'est un mauvais extérieur du pied. Comment il s'appelle ce joueur ? Clinton Njie ? On ne va pas le prendre comme modèle alors".
"Alors ça, c'est un mauvais extérieur du pied. Comment il s'appelle ce joueur ? Clinton Njie ? On ne va pas le prendre comme modèle alors". © Konami

La Ligue des Masterchefs

Et la Ligue des Masters, justement, a été repensée. Pour rappel, ce mode permet de prendre en main un club, en devenant manager. On peut désormais choisir son apparence, avec parmi les possibilités quelques coaches de légende comme Maradona, Zico, Romario, ou Johann Cruyff. Entre les échéances sportives, on a le droit à des cutscenes, comme des discussions avec le directeur sportif du club en buvant du café dans un gobelet, pour fixer les objectifs en début de saison, ou répondre à des conférences de presse. Un doux air de Football Manager souffle désormais sur la Ligue des Masters, avec des montants de transferts réalistes et toujours autant d'exigences sur le long terme pour se bâtir une équipe de légende. On peut débuter cette aventure avec les joueurs de base, pour partir de zéro, en quelque sorte, ou bien avec l'effectif actuel du club choisi. La première option est toujours la plus sympa, pour bâtir sa propre équipe et avoir l'impression d'être Pep Guardiola ou Jürgen Klopp. Ou José Mourinho, si on aime prendre le bus...

"Je suis votre nouveau coach, et je veux que vous mordiez la ligne, ok ?"
"Je suis votre nouveau coach, et je veux que vous mordiez la ligne, ok ?" © Konami

Là où ça se gâte un peu, c'est avec la fameuse guerre des licences entre PES et FIFA. Konami a frappé fort cette année en récupérant les droits de la Série A, le championnat italien et la Juventus en exclusivité. Pour le reste, il n'y a toujours pas la Bundesliga, mais quelques clubs allemands comme le Bayern Munich et de nombreuses de la Liga ou de Premier League n'ont pas le droit d'avoir leurs logos et maillots officiels. Par contre, les noms des équipes et des joueurs sont les vrais. Finie l'époque de Merseyside Red pour Liverpool, et des joueurs devenus mythiques Roberto Larcos, Ronarid, Naldorinho ou Zirom, comme au début des années 2000.

Gif-sur-Yvette Football Club VS. Celtic Pétaouchnok

Parmi les grosses nouveautés, qui confortent le changement de nom en eFootball PES2020, les modes en ligne. Il ya Matchday, qui permet de choisir un camp en rapport avec les prochaines confrontations perdues et de marquer des points pour le camp choisi. Véritables événements, ces matches ne pourront être disputés que certains jours (du jeudi au lundi), et de 17h00 à 21h00. Ce nouveau mode est ce qui va donner tout l'intérêt des affrontements en ligne dans le jeu, avec la désignation des meilleurs joueurs de chaque camp pour désigner celui qui disputera la Grande Finale pour faire gagner les siens. Et comme le foot est un sport collectif, le moindre tacle, la moindre passe réussie vous fera marquer des points. Même si on va pas se mentir : le meilleur moyen de marquer des points, c'est de marquer des buts.

On retrouve aussi myClub, qui comme son nom l'indique permet de créer son propre club et ressemble beaucoup au FUT de FIFA. Sur la modèle d'un club existant, vous pouvez choisir le nom de votre équipe. L' Athletic Carcassone ou le Celtic Petaouchnok vont donc pouvoir exister. Comme dans la Ligue des Masters, on débute avec des joueurs de base, et un coach que l'on choisit selon la tactique que l'on veut adopter. Pour recruter des joueurs et avoir des noms connus, il faut passer par des agents ou des recruteurs, qu'il faut embaucher en réalisant diverses actions. Selon leur niveau, ils peuvent vous obtenir des joueurs de différentes catégories. Vos joueurs gagnent en expérience au fil des matches, il faut veiller à la bonne cohésion de l'équipe, il y a plein de négociations (transferts, renouvellements de contrats...) à mener, et plusieurs modes de jeu intégrés, comme des matches amicaux, des matches classés ou des tournois en ligne. De quoi aller taquiner Jean-Kévin, 13 ans, qui va tenter de vous passer 15 roulettes dans le match avec Cristiano Ronaldo.

Néanmoins, pour avoir accès aux contenus en ligne, il faut être abonné aux services PlayStation Plus ou Xbox Live Gold.

Mais il y suffisament de contenus en solo pour largement se faire plaisir hors ligne, surtout si ce que l'on recherche en priorité, c'est la sensation de réalisme et la pure simulation de football. Avec des contacts entre joueurs plus crédibles que ceux qui font tomber Neymar, une concentration continue exigée, un sens tactique à développer et un gameplay qui caresse le sublime, eFootball PES2020 frappe aussi fort qu'un coup franc de Roberto Larcos.

Source : Konami

Sébastien Delecroix
Par Sébastien Delecroix Rédacteur