Katy Perry est passée en quelques années de chanteuse de gospel à véritable machine à tubes pop
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L’évolution de Katy Perry en 5 clips

Katy Perry est passée en quelques années de chanteuse de gospel à véritable machine à tubes pop © Valerie Macon

Avant de se faire appeler Perry, Katy Hudson débutait sa carrière avec un album de gospel. Le chemin parcouru de la petite chanteuse de musique chrétienne à l’icône sulfureuse de la pop est énorme. Retour en images et en musique sur son évolution musicale.

“Faith Won’t Fail” - 2001

Bon on commence en trichant un peu, mais il fallait bien : il n’y a aucun clip de l’époque où Katy se faisait encore appeler Hudson, son vrai nom et qu’elle chantait.. du rock chrétien. Cela même si le titre de la chanson "Faith Won’t Fail" est déjà assez évocateur en soi, de même que les paroles, qui font directement référence à Dieu, qui lui a donné la foi comme à Ophélie Winter. Des débuts étonnants quand on voit où elle est arrivée, mais qui laissent déjà présager d’une sacrée voix. Par contre le succès ne fût pas vraiment au rendez-vous, puisque ce premier album ne s’est vendu qu’à… 200 exemplaires.

“I Kissed A Girl” - 2008

Comment passer de la musique pieuse à un single aussi sulfureux ? En changeant de nom, tout simplement. Katy est devenu Perry et débute sa carrière dans la pop avec un tube volontairement provocateur, qui évoque la bisexualité, puisqu’elle parle du fait d’avoir embrassé une fille, mais aussi de son “boyfriend”, qui pourrait être jaloux. À la fin d’une vidéo évocatrice où la chanteuse multiplie les poses coquines entourée de jeunes filles (dont Ke$ha, pas encore connue) on découvre que tout cela n’était qu’un rêve. Mais le bien est fait, Katy Perry s’est affranchie de la musique chrétienne et s’est révélée au monde.

“California Gurls“ - 2010

Bon, quand cette vidéo sort, c’est clair que le fan de musique chrétienne du premier album, qui avait déjà été bien échaudé par ces histoires d’embrasser d’autres filles, mais continuait quand même de bien aimer Katy, décide de brûler son ancien disque et ne veut plus en entendre parler. Le premier single de l’album Teenage Dream, est un énorme carton mondial avec un clip où miss Perry est nue, recouverte uniquement de barbe à papa, vante les mérites des bikinis et du sexe sur la plage, puis finit par mitrailler Snoop Dog de crème chantilly à l’aide de… sa poitrine. À l’époque, l’imagerie très fun et pop, en mode “Alice au Pays des Merveilles” VS. le Royaume des Bonbons, tranche carrément avec l’autre star de la pop qui monte, Lady GaGa, à l’esthétique bien plus sombre. Et ça fonctionne : Teenage Dream devient le premier album depuis Bad de Michael Jackson à classer cinq singles à la première place du Billboard. Et Katy n’a pas fini de rugir...

“Dark Horse” - 2014

De retour avec Prism, Katy Perry explore de nouvelles pistes musicales. Si le premier single, “Roar” a cartonné, il restait très proche des hits précédents. “Dark Horse”, troisième extrait de l’album, se classe également n°1 des ventes, malgré une orchestration différente de ce que l’on connaît habituellement de la chanteuse, avec des accents carrément plus trap. La production est monstrueuse, tout en retranscrivant l’aspect plus sombre du disque, et le rappeur Juicy J pose un featuring qui va bien. Pour le clip, Katy se la joue Cléopâtre et transforme les pyramides en boîtes de nuit.

“Swish Swish” - 2017

Dans son dernier album en date, au succès plus mitigé que ses productions précédentes, Katy Perry élargit encore ses horizons musicaux. La preuve avec “Bon Appétit”, empruntant tant à la pop qu’à la house et dans lequel la chanteuse ne part pas dans les envolées lyriques qui ont fait son succès. Dans le clip, Katy se fait cuisiner, prête à être servie, et dévoile ainsi son changement de look : la brune aux cheveux longs est devenue blonde aux cheveux courts. Ce qui ne change pas, c’est le côté provocant du clip, où Katy Perry veut dénoncer la femme-objet en se faisant malaxer comme une pâte à pain. 16 ans après, la petite chanteuse de gospel est décidément bien loin…

Sébastien Delecroix
Par Sébastien Delecroix Rédacteur