La rappeuse américaine Kash Doll sur la scène des BET’s Awards 2018, une artiste à suivre de près en 2019.
Découverte

10 rappeuses qui vont faire 2019

La rappeuse américaine Kash Doll sur la scène des BET’s Awards 2018, une artiste à suivre de près en 2019. © PARAS GRIFFIN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA

On respecte plus que tout le talent et la carrière de Nicki Minaj et Cardi B. Mais à elles-deux, elles n’ont pas le monopole du rap féminin. À quelles rappeuses faut-il s’intéresser ? En voici dix sélectionnées spécifiquement pour vous par la rédaction.

Raja Kumari (USA / Inde)

Penser qu’en Inde, il n’y a que la culture bollywoodienne qui existe, c’est se tromper fortement. Et Raja Kumari en est la preuve. Certes Raja Kumari est née en Californie et elle a tout appris en s’inspirant de Lauryn Hill. Aujourd’hui, si elle parcourt le monde, c’est principalement en Inde que sa carrière explose. Elle allie un mélange gracieux entre culture américaine et indienne pour un style unique.

Kash Doll (USA)

Avec son titre Ice me out, Kash Doll s’impose clairement comme une véritable reine de glace. Avec l’attitude qu’elle dégage, on n’a clairement pas envie d’aller lui chercher des problèmes. Mais une chose est sûre, elle n’aura pas besoin de nous forcer pour qu’on aille acheter son album. Après avoir passé quelques temps sans label, Kash Doll sort en 2018 son premier projet, Brat Mail. Une carrière qui devrait continuer après le succès du clip Ice me out.

Shay (Belgique)

Il n’y a pas qu’en France que l’on aime le rap. Juste à côté de nous, en Belgique, on trouve également un vivier de petites pépites. Et c’est justement le cas de Shay ! La jeune rappeuse bruxelloise révélée par Booba il y a quelques années, a réussi à s’émanciper de son mentor. Après une pause musicale, elle est revenue sur le devant de la scène fin 2018 avec trois titres qui constituent des succès autant critiques que populaires : Jolie, Cocorico et Notif. Autant vous avouer tout de suite qu’avec ce retour fracassant, on ne va pas arrêter d’entendre parler d’elle !

Saweetie (USA)

Il n’y a pas de rap sans un culte flagrant et assumé de sa propre personnalité. Quand Saweetie entame son morceau P*ssed par des choeurs qui scandent son nom de manière presque religieuse, l'honorant comme une déesse, on comprend qu’on est en plein dedans. Dans une ambiance à la Game of Thrones, elle débite son flow d’une manière magistrale, nous prouvant qu’elle est une véritable reine et que c'est elle qui mérite de s'asseoir sur le trône !

Lady Sanity (UK)

L’Atlantique n’est pas la seule étendue marine qui nous sépare des talents du rap. De l’autre côté de la Manche, on en trouve également bon nombre. Lady Sanity nous vient tout droit du Royaume-Uni. Si elle est pour l’instant très peu connue, nous avons tout de même décidé de jeter notre dévolu sur elle. Il est important de la surveiller de près, car elle pourrait monter plus vite que prévu. Avec son flow corrosif, nul doute que les amateurs de rap seront séduits par son talent.

Sarahmée (Canada)

Une fois encore, ce n’est pas parce que ça rappe en français que ça vient de chez nous. Du talent francophone, il y en a jusqu’au Canada. En laissant nos oreilles traîner dans le pays de Céline Dion, on peut entendre chanter Sarahmée. Avant que vous posiez la question, non, elle n’a pas l’accent québécois. La jeune artiste oscille entre rap pur et sons plus dansants. Et c’est sans parler de ses clips qui misent sur une esthétique particulièrement léchée. On adore !

Molly Brazy (USA)

Molly Brazy considère Kash Doll comme sa grande soeur. On part donc d’emblée sur un premier gage de qualité. À seulement 19 ans, elle a quitté sa ville natale de Détroit pour rejoindre Atlanta. La raison ? S’éloigner de l’ambiance toxique et des bagarres permanentes dans les salons de coiffure, selon une interview accordée à The Fader en octobre 2018. Elle se sert de son rap agressif comme d’une thérapie et nous fait du bien aux oreilles. Depuis, elle n’a plus qu’une idée en tête : “Devenir la plus grande star. Pas juste la plus grande star féminine. La plus grande star. Point à la ligne”.

Waka (France)

Non, ce n’est pas la moitié d’une chanson de Shakira, mais bien une rappeuse française. Dans un style traditionnel qui puise dans son héritage marseillais, Waka est une artiste qui met ses poèmes qu’elle écrit depuis le collège en musique. Mais elle est surtout, malgré les apparences, une rappeuse militante. Queer, personnes racisées, franges précaires, elle s’est donnée pour mission de mettre en lumière ceux et celles qui ont bien trop souvent été oubliés.

Fefe Blanco (Nigeria)

Pour une fois, il est temps de délaisser l’Europe et l’Amérique du Nord pour changer de continent : direction l’Afrique de l’Ouest, au Nigéria avec la rappeuse Fefe Blanco. Pour comprendre son art, il faut écouter l’intégralité de son projet. Cela ne représente qu’un peu plus d’une dizaine de titres, mais nous permet de comprendre pourquoi les prochains mois seront décisifs pour sa carrière. Si pour l’instant elle reste peu connue, cela devrait bientôt évoluer !

Tay Money (USA)

Nostalgique de Iggy Azalea ? Du rap second degré qui tourne au délire entre copine ? Heureusement, il y a Tay Money. La jeune texane en plein essor remet au goût du jour le rose et les cheveux peroxydés dans le rap. Son rap a beau être simpliste, il demeure tout de même diablement efficace. Ce n’est pas du réchauffé, c’est visionnaire. Tay Money a beaucoup d’avenir, on vous le garantit.

Clément Capot
https://twitter.com/Clepotp Par Clément Capot Rédacteur