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3 bonnes raisons de regarder Last Chance U : Basketball sur Netflix

Plongez dans le quotidien des Huskies, l'équipe d'East LA College star de "Last Chance U : Basketball". © Netflix

Disponible depuis le 10 mars, cette nouvelle série documentaire fait d'ores et déjà partie des incontournables sur la plateforme de streaming. Elle communique la passion du jeu, donnant au passage une vraie leçon de persévérance, d'humilité aussi. On s'attache à ces jeunes joueurs, et même à leur coach un peu fou, qui force néanmoins le respect… Voici trois bonnes raisons d'aller binge-watcher Last Chance U : Basketball sans plus tarder.

Les fans de basket ne sont pas en reste sur Netflix. Le géant du streaming met en effet régulièrement cette discipline à l'honneur sur sa plateforme. À travers des documentaires retraçant le parcours de grandes stars des parquets, comme Michael Jordan (The Last Dance), Vince Carter (The Carter Effect) ou encore notre Tony Parker national (The Final Shot). Mais aussi à travers des programmes consacrés à des jeunes joueurs qui évoluent bien loin des projecteurs… Après nous avoir ainsi fait découvrir le quotidien d'une équipe lycéenne amérindienne d'Arizona dans Basketball or Nothing, Netflix nous invite aujourd'hui à suivre le parcours de jeunes universitaires de Los Angeles.

Les abonnés ont certainement déjà vu le titre "Last Chance U" sur la plateforme. Pour cause, cela fait cinq ans que cette série documentaire originale existe, s'intéressant à la base au football américain. Après cinq saisons couronnées de succès, le géant du streaming a donc décidé d'étendre son univers avec un spin-off. La trame de fond reste cependant la même : comme celles qui l'ont précédée, cette nouvelle saison dédiée cette fois au basket nous plonge dans le milieu hyper compétitif des Junior Colleges (JuCo). Des établissements universitaires communautaires, qui servent aux jeunes athlètes de tremplin entre le lycée et des études supérieures plus prestigieuses. Car si certains parviennent à faire le saut directement, avec des bonnes notes ou un gros chèque, d'autres passent par là comme par une séance de rattrapage, décrochant ainsi quelques années en rab pour tenter d'obtenir (enfin) une précieuse bourse. Pour les sportifs, particulièrement les joueurs de football américain et de basket, c'est littéralement leur "dernière chance" de pouvoir passer pro, les championnats des grandes écoles et universités servant de véritables incubateurs pour les sacrosaintes ligues que sont la NFL et la NBA.

#1 L'intensité de l'enjeu pour ces jeunes en galère

Maintenant que vous savez d'où vient le terme de Last Chance U, vous comprenez pourquoi on parle d'un milieu hyper compétitif. Bien conscients qu'il s'agit là de leur dernière chance, les joueurs de l'East LA College (ELAC), les Huskies, pour qui la vie n'a pas toujours été un long fleuve tranquille, donnent tout pour se démarquer. Malheureusement pour certains, c'est là qu'ils vont devoir se faire à l'idée qu'ils ne sont tout simplement pas suffisamment bons pour aspirer à une carrière de pro. Un coup dur pour des jeunes d'une vingtaine d'années, qui ont parfois passé tout le lycée à être le meilleur de l'équipe, mais qui se retrouvent confrontés à plus grand, plus fort, plus talentueux dès lors que l'étau vers le milieu professionnel se resserre.

Puis, de l'autre côté, il y a les jeunes talents. Ici, ils s'appellent Joe Hampton, Deshaun Highler, Malik Muhammad, KJ Allen… Des diamants bruts qui ne demandent qu'à être taillés, mais qui se rendent compte que pour arriver au plus haut niveau il faut de la persévérance, de l'investissement, de la patience aussi. Pas toujours facile quand, dans leur jeune vie, ils doivent déjà affronter de terribles obstacles — une vilaine blessure, la perte d'une mère, la prison… Vont-ils réussir finalement à saisir leur chance ? Sont-ils prêts à tout donner ? Au vu de l'enjeu, on se retrouve à avoir envie de secouer ces prodiges qui, on a tendance à l'oublier avec leurs 2 mètres et quelques de haut mais, du fait de leur âge, manquent encore souvent de maturité.

#2 Le coach Mosley, plus qu'un simple coach

Le premier à vouloir les secouer, c'est l'incontournable coach Mosley. Le pilier, le messie presque, celui à qui ces jeunes doivent leur dernière chance et qui fera tout, absolument tout, pour qu'ils la saisissent. L'entraîneur des Huskies est un sacré personnage. Un ancien joueur de l'ELAC devenu coach, à un plus haut niveau universitaire, qui a accepté une grosse baisse de salaire sur un poste d'intérimaire afin de revenir servir sa communauté. Car John Mosley n'est pas qu'un simple coach. Il s'est donné pour mission d'aider ces jeunes, souvent défavorisés, à décrocher une bourse et, in fine, un meilleur avenir.

Au-delà des terrains de basket, pour lesquels il voue une vraie passion, cet homme d'une quarantaine d'années devient un repère, voire une figure paternelle pour certains, s'assurant que ses protégés travaillent aussi dans leurs études, fassent les bons choix, se débarrassent de leurs pulsions négatives. Homme de foi, il lui arrive régulièrement de prier pour ces jeunes âmes en détresse. Et quand il ne prêche pas, il se meut en fou furieux qui hurle, tape des mains par terre, saute sur les murs… Ses méthodes sont sévères, extravagantes, mais reflètent à quel point il est investi à 200% pour ses joueurs, lui qui semble saisir plus que quiconque l'urgence de la situation. C'est leur dernière chance, il ne peut pas les laisser passer à côté.

#3 Une superbe réalisation

Last Chance U : Basketball joue sur deux terrains. En plus de nous offrir de très belles séquences sur les parquets, elle nous invite dans l'intimité de cette équipe si prometteuse et en même temps si fragile, racontant les parcours de chacun, au cas par cas. Et la force de cette série documentaire, c'est qu'elle passe de l'un à l'autre en toute souplesse, avec des plans de toute beauté. Tant dans les portraits, où ces jeunes sont filmés dans l'obscurité de leurs chambres d'étudiants bordéliques, que dans les matches, où quasiment chaque épisode se termine sur une série de dunks, d'alley-oops, de rebonds, de tirs à trois points, de joueurs qui font déborder leur excitation même sur le banc... De quoi donner (presque) l'impression qu'on assiste à du basketball professionnel.

Puis, à la justesse des plans de caméra s'ajoute par ailleurs une jolie bande son. On n'irait pas jusqu'à dire qu'elle nous a fait autant groover que celle de The Last Dance, exceptionnelle, mais pas loin. Bien que principalement hip hop, elle n'hésite pas à explorer les genres pour illustrer les moments de vie et les remises en question. Quand l'objectif est braqué sur les jeunes, on a droit à du Drake ou du Kendrick Lamar, alors que le coach Rob (un assistant coach, également dévoué, et très touchant) va plutôt écouter Music and Lights d'Imagination dans les vestiaires, ou que les scènes avec le coach Mosley donnent lieu à quelques séances de gospel. Puis surtout, il faut dire que la musique est toujours particulièrement bien choisie pour retranscrire l'énergie des jours de matches (quand les paniers commencent à rentrer), avec du Kool & The Gang, du Funkadelic, du Fela Kuti… Oui, c'est définitivement une playlist aux petits soins.

#Bonus : un extrait comme avant-goût

Maintenant, si tout cela ne suffit pas, Netflix a de quoi finir de vous convaincre. Le géant du streaming a récemment mis en ligne les 5 premières minutes de Last Chance U : Basketball. Une séance introductive qui montre quelques temps fort de la série documentaire, avec notamment un focus sur Joe Hampton. Indéniablement le joueur le plus prometteur, à condition qu'il arrive à gérer ses émotions…

Last Chance U : Basketball, c'est d'ores et déjà disponible sur Netflix. On vous prévient, vous aller vouloir enchaîner les épisodes comme avec un feuilleton, vous prenant de compassion pour les joueurs et espérant les voir atteindre leur but. Conseil : gardez les mouchoirs à portée de main, vous en aurez parfois besoin…

Netflix est une plateforme de streaming proposée en option chez SFR, à 7,99 euros par mois pour un écran, 12,99 euros par mois pour deux écrans, et 15,99 euros par mois pour quatre écrans. Des offres sans engagement.

Source : Netflix

Jessica Rat
https://twitter.com/rat_jessica Jessica Rat Rédacteur