La Française Sara Chevaugeon et l’Espagnole Queralt Casas avec leurs médailles : Argent pour la première, Or pour la seconde
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Eurobasket 2019 : les Bleues doivent (encore) se contenter de l'Argent

La Française Sara Chevaugeon et l’Espagnole Queralt Casas avec leurs médailles : Argent pour la première, Or pour la seconde © ANDREJ ISAKOVIC / AFP

La médaille d’or n’est pas encore pour cette année. Après avoir brillé tout au long de la compétition, l’Équipe de France féminine de basketball s’est finalement inclinée face à l’Espagne en finale de l’Euro.

Quatre fois d’affilée qu’elles touchent le rêve du bout des doigts, quatre fois qu’il s’écroule sous leurs yeux. Les joueuses de Valérie Garnier devront, encore, se contenter d’une médaille d’argent après avoir essuyé une large défaite (66-86) face aux Espagnoles dans le match ultime de l’Eurobasket 2019, joué ce 7 juillet en Serbie. Si l’on en doutait encore, la Roja est ainsi définitivement la bête noire des Bleues, leur ayant déjà chipé la victoire en finale européenne en 2013 (69-70) et lors de la dernière édition du championnat en 2017 (55-71) — en 2015, ce sont les Serbes qui avaient eu raison d’elles.

Ce dimanche 7 juillet, sur le parquet de Belgrade, les Françaises se sont encore une fois retrouvées impuissantes face aux tenantes du titre, menées 32 à 21 dès les dix premières minutes de jeu. Les nombreuses pertes de balle et les failles dans la défense tricolore ont laissé la place grande ouverte à leurs adversaires, qui prennent 14 confortables points d’avance à la pause (36-50). “On n’est pas en place sur le repli défensif, on leur donne beaucoup de munitions”, reconnaît à ce moment-là Endy Miyem au micro de Canal+.

Une avance irrattrapable

Menée par Sandrine Gruda et Bria Hartley, notamment, l’Équipe de France revient certes plus forte des vestiaires. Mais ça ne suffit pas. Les Espagnoles se montrent plus que jamais offensives, n’accordant aucune erreur aux Tricolores et ne leur offrant plus aucune chance de remontada avant même le dernier quart-temps. Les Françaises n’ont alors pas réussi à réduire l’écart, puisqu’elles sont encore menées de 14 points au score, 56-70. Et ça ne va pas en s’arrangeant : le match se solde sur une défaite avec pas moins de 20 points d’avance pour l’Espagne.

Interrogée à l’issue de la rencontre sur les points où la Roja s’est montrée plus forte, Sandrine Gruda reconnaît, quelque peu las : “Elles avaient plus d’intensité dans ce match, elles étaient présentes que ce soit en défense, en attaque, en repli, en contre-attaque… tout”, ne peut que constater l’intérieure française sur Canal+. Et de s’ébahir : “C’est l’équipe la plus âgée du tournoi et pourtant elles avaient quatre poumons ce soir parce que transcendées par le moment.

L’Argent a un goût… amer

Bon, une médaille d’argent, ce n’est pas mal non plus direz-vous… “Certes une équipe comme la Suède ou une équipe comme l’Ukraine aurait aimé être à notre place”, tempère Sandrine Gruda, avant de questionner néanmoins : “Mais quand on sait qu’on peut faire mieux, est-ce qu’on doit se satisfaire ?” Affirmant qu’elle et ses co-équipières sont toutes “déçues”, la porteuse du maillot numéro 7 a la défaite amère. “C’est compliqué de terminer, encore une fois, à la deuxième place. C’est compliqué de répéter les mêmes erreurs, c’est compliqué en fait d’être bloquées dans un apprentissage et de ne pas pouvoir passer un cap”, se désespère-t-elle.

On comprend le sentiment. Et on espère que les Bleues apprendront (enfin) de leurs erreurs pour trouver la solution face à l’armada espagnole. Cela étant dit, on ne se laisse pas abattre et on garde espoir pour 2021... On finira bien par l’avoir, cette troisième médaille d’or à l’Euro !

Sources : FFBB, Canal+

Jessica Rat
https://twitter.com/rat_jessica Par Jessica Rat Rédacteur