Antoine Griezmann en match de Liga entre le FC Barcelona et le Villarreal CF, à Barcelone, en septembre 2019.
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Affaire Griezmann : le montant exorbitant de l’amende infligée au Barça…

Antoine Griezmann en match de Liga entre le FC Barcelona et le Villarreal CF, à Barcelone, en septembre 2019. © LLUIS GENE / AFP

C’est une façon de parler bien sûr. Car au contraire, le club de la capitale catalane s’en est sorti avec une (très) légère tape sur les doigts.

Tout d’abord, rappelons le contexte pour ceux qui n’auraient pas tout suivi. Le mercato d’été 2019 n’a décidément pas été de tout repos, puisqu’alors que se déroulait le feuilleton Neymar à Paris, c’est l’affaire Griezmann qui faisait des remous chez nos voisins espagnols. Vendredi 12 juillet dernier, le FC Barcelone officialisait non sans fierté l’arrivée du champion français dans ses rangs. Le même jour, l’Atlético Madrid, soit le désormais ancien club du joueur, annonçait de son côté qu’il lançait des procédures, s’estimant dupé par ce transfert. Pour cause : Antoine Griezmann a signé avec le Barça seulement quelques jours après la baisse du coût de sa clause libératoire, actée au 1er juillet. Un hasard ?

"Il est évident que l’accord entre le joueur et le FC Barcelone a été scellé avant que la clause ne baisse de 200 à 120 millions d’euros", jugeait le club madrilène dans un communiqué rapporté par l’AFP le 12 juillet dernier. Car il jure que l’attaquant français – ou du moins ses représentants – aurait conclu un accord avec le club catalan en mars, soit pas moins de trois mois avant l’ouverture officielle du mercato. Sans que le club soit, de fait, consulté, ce qui est tout bonnement interdit par le règlement mis en place par la FIFA. Et d’affirmer, donc, que le Barça aurait expressément attendu le mois de juillet pour économiser quelque 80 millions d’euros sur la clause libératoire du joueur.

Une jolie preuve, mais une "sanction symbolique"

En août, il semblait qu’une preuve vienne donner raison à l’Atléti, puisque le quotidien espagnol El Mundo révélait l’existence d’un email compromettant pour le FC Barcelone. Un email confidentiel, que l’avocat d’Antoine Griezmann aurait envoyé aux proches de ce dernier en… mars. Email dans lequel aurait, effectivement, été détaillée l’arrivée du joueur dans l’équipe catalane.

Plus d’un mois plus tard, voilà qu’une décision est (enfin) tombée ce jeudi 26 septembre pour régler l’affaire. Alors que l’Atlético Madrid avait retiré sa plainte contre le Barça, peu convaincu semble-t-il de ses chances de l’emporter, c’est la Fédération espagnole de football qui a joué les personnes morales pour résoudre le conflit. Mais alors que l’on s’attendait à voir le nouveau club d’Antoine Griezmann forcé de payer les 80 millions d’euros manquants dans la clause libératoire, surprise…

Si elle a bien reconnu une faute de la part du FC Barcelone, la FEF a décidé d’une amende de… 300 euros. Dérisoire. De quoi faire sourire, nul doute, les Catalans et rager, on les voit d’ici, les Madrilènes. "Il est évident que le montant de la sanction n’est pas proportionnel au montant des faits qui ont déclenché l’ouverture de ce dossier", admet le Fédération dans un communiqué rapporté par 20 minutes, avant d’expliquer : "Il s’agit davantage d’une sanction symbolique, mais le motif n’est pas suffisant pour une sanction plus lourde." En voilà une qui a clairement choisi son camp. Le Camp Nou, n’en déplaise aux Colchoneros.

Sources : AFP, El Mundo, 20 minutes

Jessica Rat
https://twitter.com/rat_jessica Par Jessica Rat Rédacteur