Lionel Messi et Sergio Ramos échangent des mots doux pendant Real Madrid-FC Barcelone, le 2 mars 2019 à Madrid
Football

Barça - Real Madrid : les classiques du Clasico

Lionel Messi et Sergio Ramos échangent des mots doux pendant Real Madrid-FC Barcelone, le 2 mars 2019 à Madrid © CURTO DE LA TORRE / AFP

C'est le match le plus attendu de l'année en Espagne, et l'un des plus suivis au monde. Quand le FC Barcelone et le Real Madrid s'affrontent, le spectacle est garanti. Même s'il n'est pas toujours très joli...

But de Messi !

Si les grands joueurs se révèlent dans les grands-rendez-vous, Lionel Messi fait définitivement partie des géants, malgré son mètre 70. Pour le joueur argentin formé au FC Barcelone, les rencontres face au Real Madrid ont toujours eu une saveur particulière. Il s'était notamment révélé à la face du monde en signant un hat-trick pour son tout premier clasico (3-3 à Barcelone). Il n'avait alors que... 19 ans ! Et le numéro 10 n'a pas ralenti la cadence depuis, devenant le meilleur buteur de l'histoire du clasico. Avec 26 buts, il devance largement les deux légendes du Real Madrid Alfredo Di Stéfano et Cristiano Ronaldo, qui totalisent chacun 18 buts. Et comme la comparaison entre les deux est inéluctable, précisons que Messi a disputé 39 clasicos, et Ronaldo 31. Du coup, en faisant la moyenne, on constate que Messi a inscrit 0,68 buts/match, et Ronaldo 0,6. Par contre, en termes de passes décisives, il n'y a pas photo : Ronaldo en a signé une seule, et Messi... 14 ! Le roi du clasico, c'est bien lui !

Carton pour Sergio Ramos !

De l'autre côté, le capitaine du Real Madrid se distingue également, mais pas au niveau des buts, forcément. Il est tout de même souvent le centre d'attention, surtout durant les -nombreux- moments de tension qui rythment le match. Toujours dans les mauvais coups, Ramos a un don incroyable pour échapper à la patrouille (sa prise de judo sur Mo Salah en finale de Ligue des Champions ne lui a même pas valu un carton jaune), mais a tout de même régulièrement le droit à sa biscotte pendant le clasico. Entre tacles trop appuyés (souvent sur Messi), empoignades viriles et pas très correctes avec les autres joueurs (souvent Piqué ou Suarez, normal) et prises de tête avec le corps arbitral, on peut toujours compter sur lui pour faire le show. Pas souvent de la bonne façon, par contre...

Et ce n'est pas cette saison qu'il va moins attirer l'attention, s'apprêtant à battre le record du nombre de participations au clasico, qu'il avait déjà égalé en mars dernier (42). La prochaine rencontre sera donc la 43ème de sa carrière. Un autre record pour lui, qui a déjà celui du nombre de cartons rouges en Liga : 20 !

Scores de folie !

Si la rivalité entre les deux clubs les plus titrés d'Espagne donne forcément des rencontres plus tendues qu'un string sur une plage d'Ibiza, les joueurs incroyables qui se sont succédés sous les deux tuniques (Raúl, Zidane, Puskás Ronaldhino, Xavi, Iniesta...) ont toujours su donner du spectacle, et souvent des scores bien fous, loin des 0-0 fermés et insipides que peuvent donner les rencontres à gros enjeux. Dans les années 1990 par exemple, la dream team de Johan Cruyff explose le Real Madrid 5-0 le 8 janvier 1994. Mais le 7 janvier 1995, c'est cette fois le Real Madrid qui s'impose sur le score de 5-0, avec à la baguette le Danois Michael Laudrup, qui jouait l'année d'avant... au FC Barcelone.

Et 5-0, la fameuse manita ("petite main" en espagnol, comme le nombre de doigts qui servent à montrer le score) semble être le résultat typique du clasico ! Pour le premier de DiStefano avec le Real Madrid en 1953, les Merengues s'imposent 5-0. Pour celui de Johan Cruyff en tant que joueur avec le Barça en 1974, c'est cette fois le club catalan qui s'impose 5-0. Et puis il y a la manita que Barcelone est allée infliger à Madrid sur son terrain en 2010, l'équipe de Pep Guardiola humilant celle de Mourinho... Déjà qu'en 2009, Barcelone avait déjà gagné à Santiago Bernabeu 6-2... Et en remontant jusqu'en 1916, on retrouve même un score complétement fou : 6-6 !

Du grand n'importe quoi !

En dehors du terrain aussi, il y a souvent du spectacle. Sous l'ère de Guardiola et Mourinho, les clasicos étaient vraiment devenus classiques, avec sept affrontements durant la saison 2010-11. Mais les matches deviennent des pugilats, avec Pepe et Ramos qui mettent des coups, David Villa, Busquets, Xavi, Iniesta et Dani Alves qui se roulent par terre et en rajoutent trois tonnes à chaque contact... On ne sait plus trop si on regarde du football ou une bagarre dans une cour de récréation. Du coup Mourinho, alors entraîneur du Real, s'en mêle, et va mettre son doigt... dans l'œil de l'entraineur-adjoint du Barça, Tito Vilanova :

Pendant des années, les clasicos ont ressemblé à ces foires d'empoigne, avec des accrochages, des simulations, provocations et autres désagréments. Mais rien d'aussi chaud que l'accueil réservé à Luis Figo, le joueur portugais qui en 2002 ose quitter le Barça pour rejoindre l'ennemi madrilène. Il n'est peut-être pas le premier, mais va devenir celui qui aura déclenché le plus de colère. Et son retour au Camp Nou de Barcelone est resté célèbre, avec des tonnes de projectiles qui lui sont envoyés dessus alors qu'il tire les corners ! bouteilles en plastique ou en verre (!), pièces de monnaie, briquets, et même... une tête de cochon ! Une image restée célèbre, et devenue l'un des nombreux symboles du clasico :

Pour vibrer devant le clasico, rendez-vous ce mercredi 18 décembre à 20h00 sur beIN SPORTS 1, accessible depuis votre box SFR.

Sources : Gentside, 90min, RTL.be, UEFA, Be Soccer

Sébastien Delecroix
Sébastien Delecroix Rédacteur