L'équipe de France lors du match de Ligue des Nations face aux Pays-Bas, le 9 septembre 2018 au Stade de France à Saint-Denis
Football

La France dans une situation délicate pour l'Euro 2020

L'équipe de France lors du match de Ligue des Nations face aux Pays-Bas, le 9 septembre 2018 au Stade de France à Saint-Denis © FRANCK FIFE / AFP

Les résultats de la dernière journée des éliminatoires pour l'Euro 2020 ont confirmé que les hommes de Didier Deschamps allaient être placés dans le chapeau 2. Et se retrouver dans une situation forcément un peu compliquée...

Les tirages au sort sont déjà bien complexes à la base, au point de ressembler à des feux d'artifices, avec des boules de toutes les couleurs qui explosent un peu partout sans que l'on comprenne forcément comment ou pourquoi. Mais avec cet Euro 2020 qui va se dérouler dans 12 pays différents, c'est carrément le bouquet final...

Le 30 novembre prochain à Bucarest, le tirage au sort déterminera quelles équipes sont placées dans quel groupe. Enfin presque, car des barrages doivent encore avoir lieu au mois de mars, entre les quatre meilleurs troisièmes et les quatre équipes sorties premières de leurs poules pendant la Ligue des Nations. Vous trouvez ça compliqué ? Attendez, ce n'est que le début !

L'équipe de France est championne du monde, vice-championne d'Europe en titre, mais n'est que la septième meilleure première équipe des éliminatoires de l'Euro 2020. Les chapeaux se constituant de six équipes, les Bleus se retrouvent dans le chapeau 2, et ne sont donc pas têtes de série. Autrement dit, il va falloir compter sur la fameuse "chatte à DD", souvent évoquée pour parler de la chance des Français au tirage au sort, pour éviter de tomber sur le Portugal ou le Pays de Galles. Parce qu'il y aura forcément une tête de série au programme.

Si l'animal de compagnie de Didier Deschamps n'est pas qu'une légénde, le groupe idéal pourait bien ressembler à celui-ci :

Angleterre, France, République Tchèque, Finlande ou l'une des quatre équipes qui doit encore se qualifier

Par contre, un joli petit groupe de la mort est également possible, avec par exemple :

Espagne, France, Portugal, Pays de Galles

Boum. Au moins, on rentrerait directement dans le vif du sujet de la compétition, qui va se dérouler dans 12 pays différents. Et c'est justement parce qu'il y autant de pays co-organisateurs que la Belgique connaît déjà deux de ses trois adversaires !

Une mauvaise histoire belge

Quand on vous disait que l'organisation de cet Euro 2020 était un joyeux bazar, on n'exagérait vraiment pas ! Accrochez-vous à vos sièges, on va décoller, direction la logique du tirage au sort. Il y a donc 12 villes hôtes, dans 12 pays différents. Elles forment des duos, pour accueillir les matches de poule. Par exemple, Amsterdam et Bucarest reçoivent le groupe C, ou Rome et Bakou le groupe A. Chaque pays hôte qualifié est assuré de pouvoir disputer deux matches à domicile. Et dans le chapeau 1, il n'y a que la Belgique et l'Ukraine qui n'ont pas de villes hôtes. L'UEFA a donc préféré éviter que la Russie et l'Ukraine puissent se retrouver dans le même groupe, parce qu'il ne faudrait pas qu'une compétition de football se transforme en partie de Hunger Games...

De fait, l'Ukraine se retrouvera dans le groupe C avec les Pays-Bas, qui ont eux une ville hôte (Amsterdam). Et pour la Belgique, il faut aller chercher une équipe hôte dans le chapeau 3. Direction la petite sirène et Copenhague donc ! Belgique, Russie et Danemark : le groupe B n'attend plus qu'un nom pour être complété. Ce qui fait un peu enrager les Belges, pour qui ce tirage au sort n'en est pas un. On ne peut pas vraiment leur donner tort, mais bon, la Russie et le Danemark, c'est quand même loin d'être un groupe difficile...

Et le casse-tête n'est pas fini, puisque la Roumanie, l'Écosse, l'Irlande et la Hongrie, quatre pays hôtes, peuvent encore se qualifier... Mais cela n'impactera ni le groupe de la Belgique, ni le fait que le France devra affronter au moins un autre favori dès les phases de poule de l'Euro 2020. Il y aura donc forcément un match face à l'Allemagne, l'Angleterre, l'Espagne ou l'Italie.

Ça valait bien la peine de terminer en tête de son groupe...

Sources : L'Équipe, 20 Minutes, So Foot, UEFA

Sébastien Delecroix
Sébastien Delecroix Rédacteur