L'arbitre calme le jeu pendant un match PSG - Rennes, au Parc des Princes, le 27 janvier 2019.
Football

Ligue 1 : quelles sont les nouvelles règles ?

L'arbitre calme le jeu pendant un match PSG - Rennes, au Parc des Princes, le 27 janvier 2019. © Zakaria ABDELKAFI / AFP

Vous qui suivez la nouvelle saison de Ligue 1, avec une troisième journée attendue de pied ferme dès samedi prochain, vous avez sans doute remarqué quelques nouveautés dans les règles d’arbitrage… Retour sur ces pratiques qui méritent désormais un coup de sifflet.

La Ligue 1 fait peau neuve pour sa saison 2019-2020. Votées en mars par l’IFAB (International Football Association Board) et entrées en vigueur dès le 1er juin, de nouvelles règles d’arbitrage sont appliquées depuis la reprise du championnat, le 9 août dernier. Ces nouvelles directives concernant toutes les compétitions jouées autour du ballon rond, petit tour d’horizon sur ce qui change.

La main, tu ne laisseras plus balader

Fini de se creuser les neurones pour savoir si une main est intentionnelle ou pas. L’IFAB a en effet décidé de mettre les points sur les i pour empêcher toute confusion autour de ce geste, il est vrai, ô combien questionné par le passé. Désormais, l’arbitre doit siffler toute main (ou bras) qui mène à une occasion voire à un but.

Si but il y a, il se voit alors invalidé. Et le geste, s’il augmente artificiellement la surface du corps ou s’il est réalisé au-dessus des épaules, doit être sanctionné par coup franc ou penalty. Seuls cas où la main et le bras restent tolérés : dans la foulée d’un contact du ballon avec une autre partie du corps (ou celui d’un joueur à proximité) et dans l’amortissement d’une chute.

Pendant les changements, tu ne traîneras point

L’annonce d’un changement, c’était jusqu’à présent l’occasion de reprendre son souffle… et parfois tenter de gratter quelques précieuses secondes en fin de match. Le joueur qui rejoint tranquilou le milieu de terrain, avant d’aller nonchalamment taper dans la main de son remplaçant, c’est fini.

Plus de passation, les footballeurs entrant et sortant ne se croisent parfois même pas puisque le second doit dorénavant se diriger vers la sortie la plus proche. Quitte à faire le tour du terrain tout seul, alors que le jeu reprend de plus belle. Ainsi, à moins d’une indication contraire par l’arbitre, pour raison par exemple de sécurité, les matchs ne sont plus soumis à de telles interruptions pour en n’être que plus dynamisés.

Sur ta ligne, gardien, tu resteras

Si vous avez suivi la Coupe du Monde 2019, vous avez déjà pu constater cette nouvelle règle, qui a dû donner bien des cauchemars aux gardiennes. En réalité, il s’agit plutôt de l’assouplissement d’une règle préexistante, mais qui n’était pas vraiment appliquée, ce qui, in fine, la durcit... Car jusque-là, un gardien de but devait avoir les deux pieds sur sa ligne au moment du tir d’un penalty, mais autant dire que cette obligation n’était que peu ou prou respectée.

Désormais, il doit garder au moins un pied sur sa ligne. Vraiment, cette fois ! Par ailleurs, l’attitude d’un animal enragé dans sa cage est maintenant proscrite : le gardien n’a plus le droit de frapper dans ses poteaux et barre transversale, ni de faire trembler les filets, pour ainsi intimider le tireur. Maintenant, on se concentre et on reste sage.

Le mur défensif, tu ne gêneras plus

Plus de place aux querelles sur la pelouse pendant les coups francs. D’après cette nouvelle règle imposée par l’IFAB, les attaquants doivent laisser les défenseurs construire leur mur tranquille, gardant même leur distance à au moins un mètre d’eux quand leur coéquipier frappe le ballon.

Fini les chamailleries, les arbitres se retrouvant régulièrement obligés de faire la loi (tant bien que mal) comme dans une cour de récré, et les secondes continuant de défiler avant que le coup franc puisse être tiré. Si le camp adverse ne garde pas ses distances, c’est la sanction immédiate : un coup franc indirect pour l’équipe en défense.

Le six mètres, tu ne respecteras (presque) plus

Toujours dans l’esprit de dynamiser le jeu, l’IFAB a décidé de modifier la règle du coup de pied arrêté dit "six mètres". Alors que tous les joueurs devaient être sortis de la surface de réparation quand celui-ci est tiré, seuls les adversaires doivent dorénavant être en dehors de la zone. Ainsi, un gardien peut faire une passe courte à l'un de ses partenaires. De quoi considérablement augmenter la vitesse du jeu !

En outre, le coup de pied arrêté vient aussi définitivement remplacer la balle à terre, placée par l’arbitre entre deux adversaires après un arrêt de jeu. Le ballon revient maintenant à l’équipe qui en avait la possession au coup de sifflet, sauf s’il est en surface de réparation, il revient alors au gardien.

Les cartons, tu redouteras

Bon, ça, vous direz, ce n’est pas nouveau. Sauf que les joueurs sur le terrain ne sont plus les seuls menacés par un jaune ou un rouge. L’IFAB tient en effet à instaurer un comportement exemplaire sur le gazon, comme sur le banc de touche !

Ce qui signifie que le staff technique, de l’entraîneur adjoint au médecin, peut dorénavant lui aussi se voir sanctionné pour une conduite non appropriée. Et, surprise pour l’entraîneur principal, c’est lui qui récolte les fruits si le perturbateur n’est pas identifié par l’arbitre.

Sources : LFP, BFMTV / RMC Sport

Jessica Rat
https://twitter.com/rat_jessica Par Jessica Rat Rédacteur