Le géant Brook Lopez des Milwaukee Bucks face aux Charlotte Hornets, lors du match de NBA disputé à l'AccorHotel Arena de Paris, ce vendredi 24 janvier 2020.
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NBA Paris Game 2020 : le résumé de la soirée

Le géant Brook Lopez des Milwaukee Bucks face aux Charlotte Hornets, lors du match de NBA disputé à l'AccorHotel Arena de Paris, ce vendredi 24 janvier 2020. © NBAE / Getty Images

Alors, c'était comment cette grande première de NBA en France ? Si les Milwaukee Bucks ont, il faut dire, eu du mal à décrocher la victoire face aux Charlotte Hornets, nul doute que le public de l'AccorHotels Arena de Paris est ressorti conquis par l'expérience d'un vrai show à l'américaine. On vous raconte.

C’était un grand soir, ce vendredi 24 janvier 2020. Preuve en est avec les gradins plein à craquer de l’AccorHotels Arena, et tout le beau monde qu'on a pu apercevoir dans le public. Tony Parker, Teddy Riner, les frères Karabatic, Renaud Lavillenie, et bien sûr Kylian Mbappé accompagné de plusieurs de ses célèbres coéquipiers du PSG (Neymar, Verratti, Silva, Icardi)… La crème de la crème du sport français était aux premières loges pour assister à l’un des plus, si ce n’est LE plus gros événement sportif de l’année ici bas : le tout premier match en saison régulière de NBA en France. Une soirée que la célèbre ligue était déterminée à rendre mémorable. Car ce ne sont pas que les Charlotte Hornets et les Milwaukee Bucks, les deux franchises à l'affiche, qui ont fait le déplacement. C'est (presque) tout le show que l'on a tant envié aux parquets américains qui était programmé pour en mettre plein la vue aux heureux spectateurs français.

Alors qu'en conférence de presse d'avant-match, le propriétaire des Hornets Michael Jordan fait de l'ombre à son homologue des Bucks Marc Lasry et même au fameux commissioner de la NBA Adam Silver, l'illustre GOAT attirant forcément toute l'attention de la petite centaine de journalistes sur lui, l'ambiance commence déjà à monter dans la salle. Il fallait d'ailleurs venir avant 21 heures pour profiter pleinement du spectacle et notamment découvrir les mascottes des deux franchises : le cerf Bango de Milwaukee et le frelon bleu aux rayures violettes Hugo de Charlotte. Dommage, en revanche, que les cheerleaders n'aient pas fait le voyage ; ce sont quelques crews de danse de chez nous qui prendront le relai tout au long de la soirée.

Après des lancés de t-shirts qui ne manquent jamais d'exciter le public et l'arrivée des joueurs sur le parquet, venus s'entraîner une dernière fois aux shoots, le coup d'envoi de l'événement historique est officiellement donné. Mais avant que le chrono ne se mette à défiler, la NBA a voulu profiter de cette occasion exceptionnelle pour rendre quelques hommages inéluctables. Un premier à son légendaire commissioner David Stern, décédé au tout début de l'année, puis un second à notre légende à nous du ballon orange, Tony Parker. Entre les deux, toute l'arène reste debout pour les hymnes nationaux — celui des États-Unis d'abord, interprété a cappella par la soprano américaine Nicole Taylor, avant que ne vienne détonner une surprenante version à la guitare électrique par Waxx de la Marseillaise.

Un début de match… un peu mou

21h15 : place au match ! Les Hornets ouvrent le score, et s'imposent même vite en dominants. Le contexte ultra-symbolique pour la franchise de Nicolas Batum aidant certainement un peu, avec surtout des Bucks qui semblent avoir du mal à se réveiller, ce sont les joueurs de James Borrego qui imposent effectivement le rythme (lent, il faut dire) de ce début de match. Entre grosse défense et plusieurs shoots à 3 points réussis, ils vont longtemps mener au score, 31-24 à la fin du premier quart-temps, 55-50 à la mi-temps. Les joueurs de Milwaukee peinent à trouver une solution, même le "Greek Freak" et MVP en titre Giánnis Antetokoúnmpo n'offre pas le show espéré. Si bien que, le public a beau se réjouir de ses quelques actions (acclamant le moindre de ses points, s'extasiant d'un dunk et encourageant ses lancer-francs), tout cela reste pour l'instant un peu mollasson.

Heureusement qu'il y a les nombreuses animations pendant les timeout, avec quelques privilégiés invités à montrer leurs skills au basket contre la promesse de cadeaux, et bien sûr les fameux gros plans de la caméra dans le public (une dance-cam, une bongo-cam… mais pas de kiss-cam), pour entretenir l'ambiance. Force est de constater d'ailleurs que, pendant le match, les spectateurs français restent bien sages, n'ayant soit pas su choisir leur camp soit pas complètement saisi tous les codes (il faut crier "DE-FENSE" quand la musique retentit, nom de Dieu !)… Mais tout le monde va finir par se réveiller un peu en deuxième partie de soirée. Et pour cause : les Bucks commencent enfin à se mettre dans le match, remontant rapidement au score au retour des vestiaires.

Giánnis et les Bucks (enfin) en forme au dernier quart-temps

Il faut croire que le coach Mike Budenholzer a su trouver les mots pour motiver ses troupes et la stratégie pour se défaire de l'adversaire. Voilà qu'ils égalisent, 78-78, juste avant la fin du troisième quart-temps— merci Kyle Korver pour ces quelques shoots à trois points qui font du bien. Et dès les premières secondes de la dernière période, Milwaukee prend (enfin) l'ascendant grâce à une folle avancée de Pat Connaughton, 78-80. S'en suit un gros dunk du "Greek Freak" (malgré une faute) qui réveille définitivement le public, 78-82, plus 1 avec le lancer franc. Puis une faute sur un tir à 3 points de Kyle Korver qui réussit, encore, tous ses foul shots. De quoi permettre aux Bucks de prendre une confortable avance à quelques minutes de la fin du match. En clair, la situation sur le terrain a complètement basculé, les Hornets semblent maintenant désemparés face aux leaders de la Conférence Est qui ont donc fini par trouver leur jeu — le coach James Borrego sera d'ailleurs plus tard forcé de constater : "De toute évidence, ils savent comment finir un match ; on a encore des choses à apprendre."

Il reste moins de cinq minutes au chrono quand Giánnis Antetokoúnmpo, qui se montre déjà d'une grande aide sous le panier pour faire rentrer les ballons réticents avec ses grands bras, fait dépasser la barre des 100 points à son équipe. Notons qu'Eric Bledsoe, aussi, se montre particulièrement en forme en cette fin de match. De quoi faire définitivement pencher l'applaudimètre en leur faveur, même si les spectateurs français réservent tout de même les plus chaleureux encouragements à Nicolas Batum. Celui-ci confiera d'ailleurs une certaine émotion en conférence de presse quant à ce moment : "Voir tout un stade scander son nom, c’est génial (…) À la fin, quand je n’arrivais pas à marquer et que le public scandait mon nom, ça m’a redonné un peu de confiance."

Au bout du compte, c'est sur un score de 103-116 que les Milwaukee Bucks terminent victorieux de cette grande première à Paris. Leur jeu était loin d'être parfait, et ils le reconnaîtront, le coach Mike Budenholzer saluant même au passage la belle performance des Charlotte Hornets. Mais qu'importe, ses joueurs signent ainsi leur huitième victoire consécutive. Et, si le match aurait effectivement pu être plus sensationnel, tout le monde repart quoiqu'il en soit les étoiles plein les yeux de cette première expérience NBA parisienne. La bonne nouvelle, c'est que la célèbre ligue nord-américaine semble vouloir en faire une tradition annuelle, puisqu'elle a d'ores et déjà annoncé une nouvelle date dans la capitale hexagonale, en janvier 2021. Alors, rendez-vous l'année prochaine !

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Jessica Rat
https://twitter.com/rat_jessica Jessica Rat Rédacteur