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Sports de Combat

Bellator Paris : rencontre avec Mansour Barnaoui avant son combat face à Brent Primus

Mansour Barnaoui combattra le 12 mai prochain à l'Accor Arena face à Brent Primus. © Jessica Rat / SFR Actus

À l’occasion du Bellator Paris 2023, qui se tiendra à l’Accor Arena le 12 mai prochain et sera à suivre en exclusivité sur RMC Sport, SFR Actus est parti à la rencontre de Mansour Barnaoui, ancien champion du monde de MMA dans de multiples organisations. Véritable vétéran des sports de combats et figure de proue du MMA français, le combattant chevronné affrontera dans quelques jours Brent Primus, dans le cadre du co-main event du Bellator Paris.

Après deux précédentes soirées parisiennes d’anthologie, le Bellator revient pour un troisième événement dans l’Hexagone, avec cette fois encore plus de combattants français (10 au total) au programme. Toujours depuis l’enceinte de l’Accor Arena (Bercy), le Bellator 296 fera vibrer les passionnés de MMA avec un main event de taille, Gegard Mousasi face à Fabian Edwards chez les poids moyens, ainsi qu’un co-main event opposant notre combattant tricolore Mansour Barnaoui à Brent Primus, dans le cadre du Grand Prix des poids légers du Bellator. Rendez-vous donc le 12 mai prochain à l’Accor Arena ou sur RMC Sport pour vivre cette soirée qui s’annonce déjà inoubliable.

Mansour Barnaoui, la force tranquille

Sur les 10 combattants français conviés à ce Bellator 296, il est certainement le plus expérimenté et le plus titré. Calme et serein, Mansour Barnaoui, 30 ans, fait preuve d’un parcours incroyable. Au-delà de son palmarès (20 victoires pour 24 combats), ce natif de Tunis ayant grandi à Malakoff a combattu aux quatre coins de la planète, récoltant des titres de champion et des primes colossales. Après avoir remporté le tournoi des poids légers du Road FC, ainsi que le million de dollars promis au vainqueur en 2019, Barnaoui s’octroie une pause de près de 3 ans. Son retour se fera sur les chapeaux de roue, avec une victoire en main event lors du Bellator 287 à Milan au mois d’octobre 2022. Désormais habitué des tournois et des Grands Prix en MMA, Mansour Barnaoui a un nouvel objectif : remporter le Grand Prix des poids légers du Bellator. La première étape sera contre Brent Primus, en co-main event, le 12 mai prochain, devant une foule qui aura à cœur de soutenir un combattant méritant bien plus de reconnaissance et de visibilité médiatique. Rencontre avec Mansour Barnaoui.

Le 12 mai prochain, vous affronterez l’Américain Brent Primus en co-main event. Quel est votre état d’esprit, surtout quand on sait que cet adversaire est un remplacement de dernière minute à Sidney Outlaw (retiré du combat suite à un test antidopage raté) ?

Mon état d’esprit est clair : concentration, entraînement, détermination. Tout faire pour gagner.

Faites-vous partie de ces combattants qui étudient leurs adversaires afin d’élaborer un game plan ou est-ce que vous laissez votre équipe faire ce travail, qui peut parfois être si minutieux ?

Je laisse plutôt mon équipe gérer ça. Évidemment, je vais observer et regarder des séquences de mes adversaires afin de voir leurs manières de gagner ainsi que leurs domaines de prédilection : striking, lutte, ju-jitsu etc… C’est ensuite à moi de m’adapter aux points forts de mon adversaire.

Justement, quels sont les points forts que vous avez pu déceler chez Primus ?

C’est un combattant qui est physiquement très fort, avec un très bon niveau au sol. Il gagne beaucoup par soumission.

C’est quelque chose qui vous dérange ?

Absolument pas, je ne me sens pas du tout dérangé au sol. Je m’entraîne dans toutes les disciplines afin d’être le plus complet possible et pouvoir m’adapter à toutes les situations.

Après 3 ans de pause, vous signez au Bellator, directement avec un combat en main event. Vient ensuite ce beau tournoi avec deux enjeux de taille à la clé (la ceinture des poids légers et la prime d’un million de dollars). Est-ce qu’une autre fédération aurait pu vous offrir un si beau parcours ?

Je ne pense pas, non. En termes de compétition et de challenge, il n’y a pas photo. C’est le meilleur tournoi de l’année en MMA.

Si vous battez Brent Primus, vous affronterez Usman Nurmagomedov en demi-finale. Au-delà de l’enjeu sportif, est-ce que ça serait une manière de prendre votre revanche sur le clan Nurmagomedov, après une défaite face à Islam Makhachev remontant à 2013 ?

Pour le moment, je suis concentré sur Primus, je vais tout faire pour gagner ce combat. Je n’ai pas de regret par rapport à mon combat contre Makhachev, surtout quand on voit qu’il est actuellement champion à l’UFC. Par rapport au clan Nurmagomedov, j’ai bizarrement beaucoup croisé leur chemin (rires), on verra bien par la suite…

Avant de combattre le Brésilien Charles Oliveira pour le titre à l’UFC, Islam Makhachev avait déclaré que vous aviez été le combattant le plus dur qu’il avait affronté. Que pensez-vous de cette déclaration ? Auriez-vous une approche différente si vous aviez l’opportunité de l’affronter à nouveau ?

Mon état d’esprit aurait été le même. Pour ce genre d’adversaire, il faut mettre beaucoup de pression et être prêt à passer beaucoup de temps au sol. Il y aurait juste quelques modifications, quelques ajustements à faire.

Vous vous être entraîné avec George Saint-Pierre, légende de l'UFC. Fait-il partie des combattants qui vous ont inspiré ? Quels autres noms citeriez-vous, toutes disciplines confondues ?

Évidemment, George Saint-Pierre m’a énormément inspiré. Puis je dirais aussi Mike Tyson, Anderson Silva et Jose ''Pele'' Landi-Jons.

On voit des combattants, à l’instar de Tony Ferguson ou Justin Gaethje à l’UFC, pour ne citer qu’eux, qui sont réputés pour prendre beaucoup de coups et ce tout au long de leur carrière. Comment vous positionnez-vous par rapport à ça, en sachant que le risque zéro n’existe pas dans le MMA ?

Le but de ce sport, selon moi, est de finir ''beau'' et de prendre le moins de coups possible. Il faut faire attention à sa santé et à comment on termine sa carrière.

On sait que vous êtes un combattant assez discret qui s’exprime assez peu dans les médias. Est-ce que ça fait partie de votre personnalité ?

Je préfère être discret, faire mon travail en préparant sérieusement mon combat. Il n’y a que de cette manière que je peux aller de l’avant.

Vous êtes l’un des combattants français les plus expérimentés et possédez un palmarès incroyable. C’est quoi la clé au très haut niveau ? Est-ce le travail, la discipline, l’entourage ?

Je pense que la clé est vraiment le travail. Sans travail, tu ne peux tout simplement pas exister au haut niveau. L’entourage est également très important car il te donne la force pour continuer et aller toujours plus loin.

Vous avez l’habitude de combattre dans des pays étrangers. Est-ce que le fait que ce prochain combat soit à Paris va vous donner plus de force ?

C’est évidemment un contexte très différent. Le fait de ne pas avoir à voyager pour ce combat est vraiment un plus, et combattre devant ma famille et mes amis va me donner encore plus de force et de motivation.

Avez-vous un pronostique particulier pour ce combat ?

La victoire. Peu importe comment, je vais tout donner et je vais gagner.

Pour voir et soutenir Mansour Barnoui (entre autres) au Bellator 296, alias le Bellator Paris, rendez-vous vendredi 12 mai 2023 à l'Accor Arena, ou en direct sur RMC Sport. Et d'ailleurs, en attendant, si vous souhaitez en savoir plus sur l'incroyable parcours du combattant tricolore, on vous invite vivement à regarder le film RMC Sport Mansour Barnaoui "L'OVNI", diffusé le 28 avril dernier et toujours disponible en replay.

Source : Bellator

Arthur Mathur
Arthur Mathur Rédacteur