Un bon surfeur doit savoir surfer sans son chien... mais en maîtrisant tous les termes de la disicpline !
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Petit lexique à l’attention des apprentis surfeurs (et spectateurs)

Un bon surfeur doit savoir surfer sans son chien... mais en maîtrisant tous les termes de la disicpline ! © Dudarev Mikhail

Vous aimez le surf et aimeriez vous y mettre, mais les règles et termes employés vous semblent aussi obscurs que pour une partie de curling ? Pas de panique, on ne vous laisse pas dans le creux de la vague et on vous propose ce petit lexique bien pratique !

Aloha : commençons poliment, avec ce mot hawaiien bien pratique, puisqu’il peut signifier à la fois bonjour, bienvenue et merci ! Hawaii étant une destination très prisée pour le surf, saluer ainsi vous permet déjà de briser la glace avec élégance.

Backwash : c’est le ressac d’une vague qui repart vers le large et rencontre les vagues qui elles arrivent vers le bord. L’endroit où elles “s’affrontent”, en somme.

Barre : il s’agit de la zone où les vagues déferlent. D’où l’expression “passer la barre”, qui veut dire franchir cette zone pour atteindre le large.

Barrel : très important à connaître, mais plus connu en France sous nom de tube. C’est l’espace dans lequel les surfeurs peuvent se glisser dans la vague.

Bodyboard : c’est une planche plus courte, sur laquelle on peut prendre les vagues en restant allongé.

Bodysurf : discipline visant à surfer sans planche. Avec des palmes, le bodysurfeur se propulse et prend la vague debout, au calme.

Canard : très importante technique, consistant à plonger dans l’écume d’une vague qui arrive pour se retrouver derrière

Curl : c’est là où tout se passe. C’est le cœur de la vague, là où la puissance est à son maximum.

Deck : le dessus de la planche, tout simplement.

Droite : rien à voir avec les cours de géométrie : c’est la vague déferlant vers la droite du point de vue du surfeur.

Épaule : la partie de la vague où le surfeur évolue.

Gauche : voir Droite et inverser.

Glassy : terme pour dire que le temps est parfait, les conditions idéales : pas un souffle de vent et des vagues bien lisses. Le paradis sur mer.

Goofy : quand le surfeur a le pied droit à l’avant de la planche.

Heats : qu’on appelle aussi “séries” en français. Durant les compétitions, ce sont les tours durant lesquels plusieurs surfeurs s’affrontent en même temps. Les heats durent entre 15 et 20 minutes et se sont les surfeurs qui marquent le plus de points qui passent au tour suivant.

Inside : c’est la zone d’impact des vagues, près du rivage.

Leash : littéralement, “laisse”. C’est le cordon bien pratique que le surfeur s’attache à la cheville pour ne pas perdre sa planche.

Line up : la zone où les surfeurs attendent pour prendre les vagues

Longboard : une discipline qui comme son nom l’indique, consiste à utiliser des planches plus longues que dans le surf classique. Les longboards font minimum trois mètres.

Nose (ou nez en VF) : le petit nom qu’on donne à l’avant de la planche.

Nose riding : mettre les deux pieds à l’avant de la planche, sur le nez donc.

Offshore : vent de terre particulièrement apprécié des surfeurs, car améliorant les conditions. Un peu comme les comptes bancaires du même nom améliorent la vie de ceux qui les détiennent…

Ondines : nom poétique pour évoquer les surfeuses. Dans la mythologie germanique, les ondines sont des génies des eaux.

Onshore : vent qui vient du large, et qui contrairement au offshore, rend plus compliqué la pratique du surf.

Outside : comme l’inside vu plus haut, sauf que cette fois, c’est la zone d’impact de la vague au large, et pas sur le rivage.

Pic : la zone où la vague commence son déferlement. Là où tout se passe quoi.

Point Break : film culte avec Keanu Reeves et Patrick Swayze. Mais aussi -et surtout- un spot où la vague déferle soit en gauche, soit en droite le long de la côte.

Quiver : l’ensemble des planches possédés par un surfeur. Il lui en faut une pour tout type

de temps.

Reef Break : endroit où les vagues déferlent sur un fond de récif ou des rochers.

Regular : l’inverse de Goofy : le surfeur évolue avec le pied gauche à l’avant de la planche.

Reverse Air : manœuvre aérienne et spectaculaire où le surfeur effectue une rotation dans les airs pour reprendre le sens du déferlement de la vague.

Roller : opérer un virage au sommet de la vague.

Round : comme en boxe, le terme désigne les différentes manches d’une compétition.

Série : groupe de grosses vagues qui arrivent de façon rapprochée. À ne pas confondre avec les Heats (voir plus haut).

Session : terme employé pour parler du temps passé à surfer. “Je me suis fait une petite session hier soir, c’était trop cool”.

Shaper : l’artisan qui fabrique la planche de surf.

Snaker : ne pas respecter les autres surfeurs et ne pas avoir un bon comportement. On peut aussi se faire snaker et ça, c’est vraiment pas cool.

Spinner : un 360° réalisé en bodyboard. Plutôt classe.

Spot : endroit où se pratique le surf.

Tail : la queue en VF. Et donc, vous l’aurez compris, l’arrière de la planche.

Take off : terme également employé pour évoquer le décollage. L’idée est la même : c’est le moment où le surfeur entre dans la vague et se met debout.

Taxer : griller la priorité à un autre surfeur déjà sur la vague. Pas cool non plus.

Waiting period : pendant les compétitions, la météo peut varier. Et donc les épreuves être remises à quelques jours plus tard, histoire d’attendre que le temps soit plus adapté à la pratique du surf. Il y a toujours un laps de temps gardé en réserve pour prévoir cela. C’est un peu la nature qui décide.

Wavegarden : là par contre, ce n’est pas la nature qui décide. C’est le nom de la première vague artificielle, conçue au pays basque espagnol. Maintenant commercialisé, il y en a en Australie, au Pays de Galles et aux États-Unis.

Wax : la fameuse paraffine que l’on étale sur la planche pour une meilleure adhérence.

Wipe out : une chute violente sur la vague.

World Surf League : l’entreprise américaine qui s’occupe d’organiser toutes les compétitions professionnelles de surf dans le monde. Il y a le Championship Tour, dans lequel s’affrontent les 34 meilleurs surfeurs (et 17 surfeuses dans la catégorie dames), mais aussi les Qualifying Series, genre la seconde division. À la fin de la saison, les 10 hommes et 6 femmes les mieux classés accèdent au Championship Tour.

Sources : SurfingFrance, Olaian

Sébastien Delecroix
Par Sébastien Delecroix Rédacteur