Partager un avis de recherche sur Facebook peut avoir des conséquences.
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Avis de recherche Facebook : ce n'est pas ce que vous croyez

Partager un avis de recherche sur Facebook peut avoir des conséquences. © Thaspol / Adobe Stock

Les avis de recherche de personnes disparues sont nombreux sur les réseaux sociaux, et tout particulièrement sur Facebook. Et s'ils servaient en réalité un autre but ?

Enfant, sœur, cousin ou ami disparu, régulièrement, lorsqu'on se promène sur les réseaux sociaux, on est confronté à des avis de recherche venant de personnes désespérées de retrouver un proche s'étant volatilisé dans la nature.

Si ces annonces sont généralement de bonne foi, il faut garder en tête qu'elles peuvent avoir été créées par des personnes malicieuses. Avant de les partager, il vaut mieux se poser quelques questions.

Des avis de recherche malintentionnés

"Le petit Sébastien a disparu vendredi soir, dans le 15e arrondissement de Paris. Âgé de 8 ans et demi, les cheveux bruns, les joues rondes, il portait un manteau rouge, un bonnet bleu et mesure environ 1m20." Face à l'annonce de cette poignante disparition que l'on voit passer sur Facebook, on a alors qu'une seule envie : la partager pour que Sébastien retrouve ses parents. Mais voilà, et si l'histoire était en réalité toute autre ?

Il y a quelques mois, ce sont les autorités canadiennes qui alertaient sur cette question. La Gendarmerie royale explique ainsi que les enfants de ces avis de recherche n'ont pas toujours disparu. Il peut parfois s'agir d'un "parent qui se voit refuser l’accès à ses enfants par un ordre de la Cour, qui pourrait mettre leurs photos sur Facebook et affirmer qu’ils ont disparu", explique le gendarme canadien sur les réseaux sociaux. En cas de violences, il arrive par exemple que l'enfant soit éloigné du parent pour son bien-être et que ce dernier cherche tout de même à le récupérer, malgré la décision de justice.

Comment réagir face à un avis de recherche sur les réseaux sociaux ?

Le problème, c'est que quand on tombe sur un avis de recherche, impossible de déterminer s'il a été émis par une personne malintentionnée ou pour effectivement retrouver un enfant disparu. Si l'enfant a été vu pour la dernière fois près de chez-vous et que vous souhaiteriez aider par un simple partage, il vaut mieux prendre la peine de vérifier l'exactitude de l'information auprès d'organismes plus officiels.

En France, c'est 116 000 Enfants Disparus qui coordonne la prévention et la gestion des disparitions des jeunes français de moins de 25 ans, sur le territoire comme à l'étranger. Un tour rapide sur leur site permettra de vérifier si la personne dont vous vous apprêtez à partager l'avis de recherche a réellement disparu, ou non. Si vous vous trouvez en Belgique, il faut se tourner vers Child Focus qui assure les mêmes missions.

Si un doute persiste, mieux vaut s'abstenir de partager. Cela facilitera le travail de la police et de 116 000 Enfants Disparus qui s'efforcent de retirer toute présence numérique de la disparition une fois l'enfant retrouvé. Cela, afin d'éviter que ce fardeau ne continue de le poursuivre alors même qu'il est de retour auprès des siens.

Sources : Kindersley RCMP, 116 000 Enfants Disparus, Child Focus, News Monkey

Clément Capot
https://twitter.com/Clepotp Clément Capot Rédacteur