Présentation du Huawei Mate 30 Pro à Munich, le 19 septembre 2019
Smartphones

Huawei sur le point de récupérer sa licence Android

Présentation du Huawei Mate 30 Pro à Munich, le 19 septembre 2019 © CHRISTOF STACHE / AFP

La hache de guerre pourrait bientôt être enterrée entre le gouvernement américain et le constructeur de mobiles chinois...

Il y a quelques mois, Donald Trump déclarait la guerre -commerciale- à la Chine, de façon presque aussi virulente que South Park a pu le faire récemment. Estimant que le risque d'espionnage était trop important, il a interdit aux entreprises américaines de commercer avec Huawei, la marque de téléphonie.

Un smartphone sans Android, c'est comme une raclette sans fromage

Dès le 19 mai 2019, le géant Google a donc cessé de fournir à Huawei (et Honor, la sous-marque "jeune") ses applications (YouTube, Gmail, Maps...). Si les appareils déjà en circulation n'ont pas été affectés, le constructeur chinois se retrouve dans l'impossibilité de pré-installer ces applications considrées comme indispensables pour un mobile fonctionnant sous Android. De quoi semer de gros doutes pour la commercialisation des prochains modèles.

Pourtant, Huawei ne semble pas avoir trop souffert de ces mesures exceptionnelles et a annoncé il y a quelques jours viser les 270 millions de smartphones vendus en 2019. De quoi renforcer sa position de n°2 du marché, juste derrière Samsung. Mais en cas de perte définitive de la licence Android, la marque de Shenzhen devrait travailler sur une alternative au Google Play Store. Ce qui pourrait prendre des années. Heureusement, une sortie de crise semble aujourd'hui plus qu'envisageable...

Licences pour faire le plein

C'est en tout cas ce qu'a laissé entendre Wilburg Ross, le secrétaire d'État au Commerce américain, dans un entretien accordé à Bloomberg. Il a ainsi affirmé que plus de 260 entreprises basées aux États-Unis avaient fait des demandes de licences pour pouvoir continuer à travailler avec Huawei et qu'une bonne partie d'entre elles seront accordées prochainement. Car il y aura une condition indispensable à remplir : ne pas être concerné par des activités critiques pour la sécurité nationale.

Une décision qui tombe au bon moment : les États-Unis avaient accordé à Huawei un délai pour continuer à travailler avec les entreprises américaines jusqu'au... 19 novembre. Et la principale question sera bien entendu : Google fait-il partie de ces entreprises à qui une licence sera accordée ?

La fin de la série Huawei : tension aux USA pourrait bien arriver dans les prochains jours... Bientôt une saison 2 ?

Sources : Prese Citron, Phoneandroid, Numerama

Sébastien Delecroix
Par Sébastien Delecroix Rédacteur