Scream 7 débarque en VOD chez SFR : quelle est l’histoire vraie qui a inspiré la saga ?
Près de trente ans après la sortie du premier film, la saga Scream continue. Alors que Scream 7 arrive en VOD chez SFR, on vous propose de revenir sur l’incroyable histoire vraie qui a inspiré l’une des franchises les plus cultes du cinéma d’épouvante. Car derrière le masque de Ghostface se cache un fait divers particulièrement glaçant, qui a marqué les États-Unis au début des années 1990.
Depuis 1996, la saga imaginée par le réalisateur Wes Craven et le scénariste Kevin Williamson s’est imposée comme une référence du slasher moderne. Entre ses scènes de suspense, ses nombreux rebondissements, sa façon meta de jouer avec les codes de l’horreur et son célèbre tueur masqué, Scream a profondément marqué la culture populaire. Pourtant, si Ghostface est une création purement fictive, les origines de la franchise trouvent leur source dans une affaire criminelle bien réelle.
Une idée née d’un documentaire
À l’origine de Scream, on retrouve Kevin Williamson, scénariste des premiers films de la saga. Dans plusieurs interviews, il a expliqué avoir été fortement marqué par un documentaire consacré à Danny Rolling, un tueur en série connu sous le surnom de “l’éventreur de Gainesville”. Craignant même qu’un intrus ne se trouve dans sa maison, il aurait vérifié chaque pièce avant de passer une nuit particulièrement agitée. C’est dans cet état de tension qu’il aurait imaginé la scène d’ouverture devenue mythique du premier Scream. Pour rappel, on y voit Casey Becker (Drew Barrymore) recevoir un mystérieux appel avant d’être traquée par un assassin masqué et de se retrouver éventrée à une branche d’arbre devant ses parents impuissants.
Les crimes de l’éventreur de Gainesville
L’homme qui a inspiré l’atmosphère de Scream s’appelle donc Danny Rolling. Né en Louisiane, il grandit dans un environnement familial marqué par la violence. Dès son adolescence, il accumule les délits, notamment pour cambriolages et voyeurisme. Cependant, sa trajectoire criminelle prend une tournure beaucoup plus sombre à la fin des années 1980. En novembre 1989, il est soupçonné du meurtre de trois personnes à Shreveport, en Louisiane. Quelques mois plus tard, il s’installe en Floride, à proximité de la ville universitaire de Gainesville.
Entre le 24 et le 27 août 1990, cinq étudiants sont assassinés dans des circonstances particulièrement violentes. Danny Rolling s’introduit dans leurs logements avant de les attaquer au couteau. Les scènes de crime, marquées par une extrême brutalité, provoquent un véritable choc dans tout le pays. La peur s’empare alors du campus de l’Université de Floride. De nombreux étudiants quittent temporairement la ville, tandis que d’autres s’organisent pour dormir en groupe et renforcer la sécurité de leurs habitations, des idées qu'auraient dû avoir les protagonistes de Scream.
Une arrestation qui met fin à la psychose
En septembre 1990, Danny Rolling est arrêté pour une affaire de cambriolage. Au fil de l’enquête, les policiers établissent un lien entre lui et les meurtres de Gainesville grâce à plusieurs éléments matériels retrouvés sur les scènes de crime. Les investigations révèlent également qu’il vivait dans un campement installé dans une zone boisée proche de la ville. Les enquêteurs y découvrent notamment des enregistrements audio dans lesquels le tueur évoque ses crimes - encore un egotrip qui finit par trahir un criminel.
Rolling finira par tout avouer. Il explique avoir voulu devenir une figure criminelle célèbre, à l’image de certains tueurs en série médiatisés de son époque, un aspect qui colle plutôt bien avec certains Ghostface de la franchise. Condamné à mort en 1994, il sera exécuté en 2006.
Une simple inspiration plutôt qu’une adaptation
Bien sûr, Scream ne raconte pas l’histoire de Danny Rolling. Le personnage de Ghostface, son costume emblématique, ses appels téléphoniques et l’intrigue centrée sur Sidney Prescott relèvent entièrement de la fiction. Néanmoins, le sentiment de vulnérabilité, la peur qui s’installe dans une communauté et l’idée qu’un tueur puisse frapper des victimes ordinaires dans leur propre maison sont directement inspirés de cette affaire criminelle.
Scream est loin d’être la seule franchise d’horreur à puiser dans des histoires vraies, car c’est finalement ce qui semble le plus réaliste qui devient le plus effrayant. Si vous souhaitez (re)voir la saga sous un autre angle, la totalité des films est à retrouver en VOD chez SFR, y compris le dernier opus, Scream 7, disponible dès maintenant à l’achat digital et à partir du 8 juillet prochain en location.
