Emmy Rossum dans Furious saison 1 sur Disney+.
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Furious : le thriller événement de Disney+ aura-t-il droit à une saison 2 ?

Emmy Rossum dans Furious saison 1 sur Disney+. © The Walt Disney Company

Portée par Emmy Rossum et une écriture aussi sombre que drôle, Furious, la série créée par Elizabeth Meriwether s’est imposée comme le phénomène sériel de l’été. Le dernier épisode est diffusé ce 31 août, et une question brûle toutes les lèvres : la traque entre l’agente du FBI et la tueuse en série vengeresse va-t-elle se poursuivre ?

Le mois d’août n’a pourtant pas manqué de propositions télévisuelles originales : des enquêteurs venus d’ailleurs dans Lanterns, des amours adolescentes teintées de nostalgie dans Sterling Point, des opérations clandestines façon CIA dans Lioness, ou encore le retour d’un entraîneur de football aussi attachant qu’agaçant dans Ted Lasso. Dans ce paysage foisonnant, c’est pourtant Furious, disponible sur Disney+, qui tire son épingle du jeu en tête des séries dramatiques les plus suivies.

Aux commandes du projet : Elizabeth Meriwether, connue pour avoir imaginé et dirigé New Girl. Elle y installe un face-à-face vertigineux entre Alice Black, agente du FBI incarnée par Emmy Rossum, et Catherine Grace, tueuse en série jouée par Lola Petticrew. Cette dernière, rescapée de réseaux de traite sexuelle, transforme sa douleur en une soif de vengeance implacable.

Quelle est l’intrigue de Furious ?

Ce qui distingue Furious d’un simple polar, c’est le regard singulier que pose Meriwether sur son sujet. Son sens de la comédie, hérité de son expérience sur New Girl, lui sert ici à montrer avec un humour grinçant comment les enquêteurs spécialisés dans les crimes sexuels composent, au quotidien, avec l’horreur de ce qu’ils affrontent. L’humour est noir, les personnages imparfaits et bancals.

La série ne se contente cependant pas de faire rire dans le malaise : elle s’attaque frontalement à des thématiques lourdes, comme l’indifférence institutionnelle face aux violences conjugales, ou encore cette idée dérangeante portée par la tueuse elle-même, selon laquelle la mort serait le seul moyen pour certains hommes d’être enfin confrontés aux conséquences réelles de leurs actes. C’est cette tension entre gravité et dérision qui donne à Furious toute sa singularité.

Un final très attendu

Sans dévoiler les rebondissements majeurs qui doivent encore éclater avant le dernier épisode, diffusé ce 31 août, tout indique que l’enquête touche à son terme. Alice et Catherine, longtemps opposées, finissent par se retrouver face à face et par admettre qu’une forme de collaboration pourrait bien être la seule voie leur permettant, à toutes les deux, d’obtenir ce qu’elles cherchent. La saison semble ainsi construite pour mener vers un dénouement à forte intensité dramatique. Reste que, à ce jour, Hulu et Disney+ n’ont communiqué aucune annonce officielle concernant un éventuel renouvellement.

Meriwether déjà prête pour une saison 2

Du côté de la créatrice, en tout cas, l’envie est bien là. Elizabeth Meriwether se dit intéressée à l’idée de poursuivre l’aventure, quitte à embarquer Alice Black sur une toute nouvelle affaire. Un vrai changement de cap serait alors nécessaire : la première saison s’inspirait du film Black Widow sorti en 1987, une source que la showrunneuse devra abandonner si Hulu venait à donner son accord pour la suite.

Pour l’instant, aucune date ni confirmation officielle n’a filtré du côté de Disney. Mais entre le succès critique et public de la série et l’enthousiasme affiché par sa créatrice, les chances de revoir Alice Black traquer un nouveau coupable semblent loin d’être nulles.

Sources : Esquire via Yahoo, The Wrap

Lucas Chauviré
Lucas Chauviré Rédacteur