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Le Ray-Tracing se démocratise sur mobile, mais c'est quoi ?
Gaming

Qu’est ce que le ray-tracing ?

Le Ray-Tracing se démocratise sur mobile, mais c'est quoi ? © krakenimages / freepik

Longtemps réservé aux PC surpuissants et aux consoles de dernière génération, le ray-tracing s’impose désormais comme un argument phare dans l’univers du smartphone. Mais derrière ce terme technique, souvent mis en avant dans les présentations des constructeurs, que se cache-t-il réellement ?

Les benchmarks spécialisés mesurent désormais la capacité des processeurs à gérer ces effets lumineux complexes en temps réel. Et sur ce terrain précis, les dernières générations de puces mobiles, notamment chez Samsung, promettent un bond spectaculaire en matière de réalisme visuel. Alors qu'on le retrouve aussi chez Apple, depuis l'iPhone 15 Pro, le ray-tracing devient un nouvel argument de vente destiné aux fans de gaming et de smartphones haut de gamme. Mais qu’est-ce que ça signifie vraiment ?

Le ray-tracing, une technique offrant un réalisme impressionnant

Le ray-tracing, ou "traçage de rayons" en français, est une technique de rendu qui simule le comportement physique de la lumière. Plutôt que d’approximer les éclairages comme le font les méthodes traditionnelles, cette technologie calcule le trajet précis des rayons lumineux : leur origine, leurs rebonds sur les surfaces, leur absorption ou leur diffusion.

Concrètement, lorsqu’un rayon de lumière touche un objet virtuel, le moteur graphique détermine s’il est réfléchi (comme sur un miroir), diffusé (sur une surface mate) ou réfracté (à travers du verre ou de l’eau). Ce processus, répété des millions de fois par image, permet d’obtenir des reflets dynamiques, des ombres plus naturelles et des effets de transparence d’un réalisme impressionnant.

Évidemment, cette méthode est extrêmement gourmande en calculs. Pendant longtemps, elle était réservée au cinéma d’animation ou aux images générées hors ligne, où le rendu d’une seule image pouvait prendre plusieurs minutes, voire plusieurs heures.

Désormais, ces calculs peuvent être effectués en temps réel, y compris sur smartphone. Si le ray-tracing reste encore dépendant de l’optimisation logicielle et de la compatibilité des jeux, son intégration massive dans les puces mobiles marque une étape clé. Ce qui relevait hier de la démonstration technologique devient peu à peu un standard attendu pour l’immersion vidéoludique.

Le ray-tracing se démocratise chez Samsung

Ces dernières années, Samsung a multiplié les efforts pour rivaliser avec Qualcomm sur le segment haut de gamme. La firme coréenne, longtemps critiquée pour l’écart de performances entre ses puces Exynos et les Snapdragon, semble avoir redoublé d’efforts. Les premiers tests autour de l’Exynos 2600 montrent des progrès notables en matière de calcul graphique. Sur des benchmarks spécialisés intégrant des scènes en ray-tracing temps réel, la puce maison afficherait des performances capables de rivaliser, voire de dépasser, celles du très attendu Snapdragon 8 Elite Gen 5.

Ce type de test ne mesure pas seulement la puissance brute, mais la capacité à gérer des effets de lumière dynamiques, des reflets réalistes et des ombres complexes sans faire chuter drastiquement le nombre d’images par seconde. Autrement dit : un enjeu crucial pour le gaming mobile. Sur le prochain Galaxy S26, les jeux compatibles gagneraient en immersion, avec des environnements plus crédibles et une gestion de la lumière proche de ce que l’on observe sur consoles.

Source : Frandroid

Martin Senecal
https://twitter.com/diaseptyl Martin Senecal Rédacteur