Passer au contenu principalPasser à la recherchePasser au pied de page
Comment vont évoluer nos Smart TV ?
News

Le DMA s'intéresse aux OS de nos Smart TV : qu'est ça change pour les utilisateurs ?

Comment vont évoluer nos Smart TV ? © freepik

Après avoir permis aux utilisateurs d’Android d’avoir la même expérience que ceux d’iOS avec les AirPods, ou encore d’avoir donné les mêmes chances au PlayStore qu’à d’autres émergents comme l’Epic Game Store, la DMA va mettre son grain de sel chez les Smart TV. Qu’est ce que ça va changer pour les utilisateurs ?

L’Union européenne pourrait bientôt étendre le champ d’application du Digital Markets Act (DMA) aux systèmes d’exploitation de nos Smart TV. Un grand changement incité par plusieurs grands groupes audiovisuels européens qui dénoncent l’influence toujours plus grande des géants comme Amazon sur l’accès aux contenus. Mais concrètement, qu’est-ce que cela changerait pour les utilisateurs ?

Depuis son entrée en vigueur en 2023, le DMA vise à limiter les abus de position dominante des grandes plateformes numériques. Concrètement, le DMA vise à ce que la concurrence entre les acteurs du marché soit la plus loyale possible. Jusqu’ici, il cible surtout les smartphones, moteurs de recherche ou réseaux sociaux, mais au vu de l’importance des interfaces des Smart TV dans l’accès aux contenus multimédias, elles seront bientôt ajoutées à la liste.

Des systèmes d’exploitation devenus incontournables

Aujourd’hui, les OS comme Tizen, Fire OS, Android TV ou tvOS contrôlent une grande partie de nos soirées streaming. Ce sont eux qui déterminent quelles applications sont mises en avant, comment elles sont accessibles, et parfois même quels contenus sont recommandés.

Les diffuseurs européens pointent du doigt ces écosystèmes fermés, accusés de favoriser leurs propres services. Par exemple, une TV équipée de Fire OS aura tendance à promouvoir Prime Video, tandis que Tizen met en avant Samsung TV Plus.

Qu’est ce que le DMA va changer ?

L’une des principales conséquences serait la fin du favoritisme : impossible pour un OS de privilégier ses propres services au détriment de la concurrence. Pour les utilisateurs, cela signifie une interface plus neutre, avec un accès équitable aux différentes plateformes comme Netflix, Disney+ ou Canal+. La navigation pourrait aussi devenir plus fluide entre les applications, sans barrières artificielles. Aussi, les assistants vocaux. Des services comme Alexa ou Siri pourraient être contraints de proposer des résultats plus impartiaux, sans orienter systématiquement vers les contenus de leur écosystème.

Nos télévisions pourraient alors proposer des contenus bien plus diversifiés, et cesser de vouloir nous orienter vers tel ou tel programme. Affaire à suivre donc.

Source : Reuters

Martin Senecal
https://twitter.com/diaseptyl Martin Senecal Rédacteur