Pauline Clément dans "Une fille en or".
Cinéma

Une fille en or sur CINÉ+ OCS : quand la peur d'aimer devient une comédie

Pauline Clément dans "Une fille en or". © 2025 - La Féline Films - Les Films de la Capitaine - Karé Productions

CINÉ+ OCS propose dès ce lundi 19 octobre la comédie romantique de Jean-Luc Gaget, Une fille en or. Une fantaisie mélancolique sur le manque de confiance en soi et la peur de passer à côté de sa vie.

Elle rêve d'un regard admiratif, il ne supporte plus personne. Avec Une fille en or, Jean-Luc Gaget orchestre la rencontre de deux écorchés que tout oppose, sinon une même fragilité. Rendez-vous ce lundi 19 octobre à 20h50 sur la chaîne OCS, et à tout moment sur la plateforme CINÉ+ OCS, pour découvrir cette histoire d'amour à la tonalité gentiment décalée.

Une thérapie de groupe pour décor d'ouverture

Tout commence dans une salle sinistre, au milieu d'une thérapie de groupe. Après avoir fait scander des phrases positives à ses patients, le coach lance à Clémence une question qui tombe comme un couperet : “Et vous, qui vous a un jour admirée ?” Dans ce vide, un traumatisme d'enfance refait surface : fille d'un père qui l'a toujours reléguée au rang de numéro 2, Clémence a grandi avec le sentiment d'être tolérée plutôt qu'appréciée.

Trentenaire parisienne en quête de reconnaissance, elle ne manque pourtant ni d'esprit, ni de charme, ni d'intelligence. Pauline Clément l'incarne avec finesse, dans la nuance plus que dans l'effet, et rend palpable ce décalage entre ce que Clémence vaut et ce qu'elle croit valoir.

Un patron et un voyant comme créateur de l’amour

De l'autre côté, Paul, joué par Arthur Dupont, est un petit patron d'une entreprise de vidéosurveillance, autoritaire et borné. Déprimé depuis une rupture amoureuse, il passe ses journées à se plaindre de tout et de rien. Faute de thérapie de groupe, il consulte un voyant, qui lui prédit l'arrivée d'une femme au sein de son entreprise, avec un détail : elle adore jouer au Scrabble.

Sans poser de questions, Paul engage Clémence, alors même qu'il la trouve exaspérante. Trop méchant d'un côté, trop gentille de l'autre : le duo est improbable, et c'est précisément ce qui fait son sel. Au contact de ce patron exposé et rugueux, la personnalité de Clémence se transforme peu à peu. Contre toute attente, c'est lui qui va lui offrir l'occasion de s'affirmer.

L'avis de la rédaction

Soyons honnêtes : l'exécution est parfois un peu molle. Mais Une fille en or se distingue de la production romantique habituelle par sa fantaisie mélancolique et son ton décalé. À partir d'une histoire simple, ses acteurs brillants (Pauline Clément, Arthur Dupont, Émilie Caen, Loïc Legendre, Quentin Dolmaire) révèlent des sentiments intimes. Les amateurs de comédie romantique à la française y trouveront leur compte.

Au-delà de la peur d'aimer et de s'aimer soi-même, Jean-Luc Gaget glisse un second thème, plus grave : la crainte de passer à côté de sa vie. Cette question est au cœur du parcours de Clémence, mais elle résonne aussi avec celui du cinéaste, qui signe ce film dix ans après son dernier long-métrage. Une manière discrète de faire coïncider la fiction et le retour d'un réalisateur qui, lui aussi, avait besoin de réapparaître.

Rendez-vous sur la chaîne OCS à 20h50, et à tout moment sur la plateforme CINÉ+ OCS, pour (re)découvrir Une fille en or.

Source : Nour films

Lucas Chauviré
Lucas Chauviré Rédacteur