Le Gang des souris vertes : Canal+ dévoile un documentaire sur les braqueurs des années 2000
Ce mercredi, Canal+ dévoile les deux premiers épisodes de son nouveau documentaire consacré au mythique Gang des souris vertes. Retour au début des années 2000, lorsque cette bande de braqueurs marque les esprits par son ingéniosité…
Après Jacques Mesrine, Bruno Sulak ou encore Michel Vaujour dans les années 1980, une nouvelle figure du grand banditisme français fait parler d’elle au début des années 2000 : le Gang des souris vertes. Bien plus qu’une simple équipe de braqueurs, le groupe s’est rapidement fait une place dans les annales. Il faut dire que son mode opératoire, sa technique inédite et son impressionnant palmarès avaient de quoi marquer les esprits, le tout "sans jamais verser une goutte de sang". Retour sur l’épopée criminelle d’un gang pas comme les autres.
Qui était "Le Gang des souris vertes" ?
Tout commence le 11 septembre 2001. Alors que le monde entier a les yeux rivés sur les attentats du 11 septembre, notamment ceux du World Trade Center à New York, deux beaux-frères braquent un centre de comptage bancaire près de Perpignan, défonçant la porte à coups de bulldozer avant de s’emparer du butin. Il s’agit de Laurent Cocogne et Serge Quemin, qui vont progressivement constituer ce qui deviendra le Gang des souris vertes.
Les braquages s’enchaînent et le binôme laisse progressivement place à une véritable équipe, qui multiplie les attaques de banques en 2003. Si les banques et les distributeurs de billets peuvent parfois rapporter gros, les bandits vont passer un cap et s’attaquer aux fourgons blindés et aux convoyeurs de fonds. Problème : lors d’un braquage en 2003, une mallette pleine de billets active son système de sécurité. Une petite cartouche d’encre violette indélébile se déclenche alors, tachant et imprégnant les billets, les rendant inutilisables et surtout très traçables.
Une invention inédite, et un surnom gravé dans l’histoire criminelle française
Face à ce casse-tête auquel les braqueurs des années 1980 n’étaient pas confrontés, les malfaiteurs doivent absolument trouver une solution. À coups d’expériences que l’on imagine fastidieuses, ils mettent au point une "astuce anti-encre". Le procédé intervient directement pendant l’attaque du convoi, et non après coup, sur des billets déjà tachés.
En entrouvrant la mallette à l’aide d’une pince-monseigneur, ils y introduisent de l’huile avant de forcer complètement son ouverture. Lorsque le système de sécurité se déclenche et que la cartouche d’encre explose, l’huile a déjà enveloppé les billets, formant une sorte de film protecteur sur lequel l’encre glisse.
Une fois rentrés à la planque, les braqueurs s’empressent de plonger les billets dans l’eau chaude afin d’éliminer la couche d’huile, puis de les suspendre sur des cordes à linge pour les faire sécher. Le nom de "Gang des souris vertes", directement inspiré de cette méthode et de la célèbre comptine, était alors tout trouvé : "Trempez-la dans l’huile, trempez-la dans l’eau…".
Que deviennent les membres du Gang des souris vertes ?
Laissant des traces au fil de leurs braquages, les "souris vertes" finissent par être identifiées par les enquêteurs. Le gang est finalement arrêté le 30 mars 2006 en Isère. Laurent Cocogne, le chef du groupe, se suicide alors qu’il est sur le point d’être interpellé. Serge Quemin, Hervé Carlier, Philippe Carlier, David Gelée et Philippe Gascon sont arrêtés.
Laurent Cocogne étant décédé avant son procès, il n’a pas été jugé et reste présumé innoncent. En janvier 2010, les autres membres poursuivis dans le cadre de l’affaire comparaissent devant la cour d’assises du Rhône, à Lyon. Serge Quemin est condamné à 16 ans de réclusion criminelle, Hervé Carlier à 12 ans, David Gelée à 11 ans, tandis que Philippe Carlier et Philippe Gascon écopent chacun de 5 ans. L’épouse de Laurent Cocogne est, elle, acquittée.
Rendez-vous ce mercredi 23 septembre à 21h10 sur Canal+ pour découvrir les deux premiers épisodes du documentaire sur le Gang des souris vertes. Les deux autres épisodes seront à retrouver le mercredi 30 septembre à 21h10 sur la chaîne cryptée, puis en replay sur l’application Canal+.
Source : Canal+