Take That : un documentaire sur le boys band de Robbie Williams à découvrir sur Netflix
Netflix nous plonge en plein dans les années 1990 avec Take That, un documentaire en trois épisodes consacré à l’un des boys bands les plus influents de la scène britannique. Le groupe éponyme est entre autres connu pour avoir lancé la carrière de Robbie Williams, mais a aussi d’autres faits plus tragiques à son actif…
Take That est disponible dès maintenant sur Netflix et révèle de lourds secrets de l’univers de la musique et du show business des années 1990. À travers près de deux heures trente d’archives, de confidences inédites et de témoignages sans fard, la plateforme revient sur l’ascension fulgurante, la chute brutale et la renaissance partielle d’un groupe qui a façonné l’industrie musicale moderne… tout en brisant ses membres.
C’était quoi, déjà, Take That ?
Créé au début des années 1990 à Manchester, Take That n’était au départ qu’un projet marketing soigneusement orchestré. Pourtant, entre 1993 et 1995, le groupe explose tous les records : une pluie de singles numéro un, des tournées hystériques et une popularité telle qu’ils alignent davantage de tubes consécutifs que les Beatles sur certaines périodes. Le documentaire rappelle à quel point Take That a servi de matrice à de nombreux groupes ultérieurs, des Spice Girls à la K-pop, en imposant un modèle industriel aujourd’hui encore largement repris.
Des tactiques commerciales osées…
L’un des passages les plus fascinants du documentaire concerne la stratégie de leur manager, Nigel Martin Smith. Une méthode aussi audacieuse que cynique : tester le groupe dans deux univers opposés. D’un côté, les clubs gay, où Take That se produit chaque nuit en cultivant une image ultra-sensuelle ; de l’autre, les écoles, où le discours et l’esthétique se font plus sages. Même musique, mais deux identités visuelles. Une approche qui permet au groupe de séduire plusieurs publics avant de conquérir le marché mondial. “Les Spice Girls nous ont tout piqué”, lâche d’ailleurs Gary Barlow.
…à la ruine de ses membres
Mais derrière le succès, Take That s’attarde longuement sur l’envers du décor. La pression médiatique, l’absence de vie privée et les rivalités internes transforment peu à peu l’amitié en champ de ruines. La première séparation, en 1996, agit comme un électrochoc. Alors que beaucoup imaginent Gary Barlow promis à une carrière solo éclatante, c’est Robbie Williams, le “mauvais garçon” du groupe, qui triomphe. Son succès planétaire laisse ses anciens camarades exsangues : dépressions, pensées suicidaires, troubles alimentaires… Le documentaire ne cherche jamais à édulcorer cette période sombre et livre une crue vérité.
À la fois chronique d’un phénomène pop et autopsie d’une machine à broyer les idoles, Take That se montre comme un documentaire aussi passionnant que poignant, qui parlera autant aux fans nostalgiques qu’aux amateurs d’histoire musicale. À découvrir dès à présent sur Netflix.
Source : Netflix
