L’arbitre regarde l’action, peut-être litigieuse, sur un écran pour savoir s’il doit sanctionner un joueur, donner un penalty ou accorder un but à l’une des équipes.
Football

Tout savoir sur l'arbitrage vidéo dans le football

L’arbitre regarde l’action, peut-être litigieuse, sur un écran pour savoir s’il doit sanctionner un joueur, donner un penalty ou accorder un but à l’une des équipes. © Ian Kington / AFP

Pour la première fois dans l'histoire du foot, les arbitres ont pu faire appel à la vidéo lors de Coupe du Monde 2018 en Russie. La rédaction vous propose d’en savoir plus sur cette révolution dans le paysage footballistique, également utilisée cette saison par les arbitres de Ligue 1.

Le football mondial a définitivement changé de visage lors de la Coupe du Monde 2018 avec l'utilisation de l'assistance à l'arbitrage vidéo (ndlr. appelée VAR, acronyme anglais). Dispositif vidéo contrôlé par des arbitres, qui assistent l’arbitre central sur le terrain, dans une salle avec plusieurs écrans, l’assistance vidéo a été instaurée en Ligue 1 cette saison après des tests pendant des coupes nationale. Après des années de débats d’opposition entre les pro et les anti-vidéo, le VAR a en effet fait ses grands débuts dans la compétition mondiale.

L’arbitrage vidéo, pour quel résultat ?

Selon Le Point, 455 actions de jeu ont été visionnées par la Video Operation Room, la salle centrale des arbitres vidéos à Moscou, soit environ 7 actions par match pendant le Mondial russe. À noter que la plupart des vérifications n’ont pas influé sur le déroulement du match. Sur la totalité des matches (64), il y a eu 20 visionnages officiels par l’arbitre et sa décision a été changée 3 fois pour valider ou invalider un but et 15 fois pour une situation de penalty.
Par contre, le nombre de penaltys a littéralement explosé pendant le Mondial : 29 en 64 matches. Lors du précédent mondial, le chiffre était de 18. Une augmentation due à l’installation de la vidéo.

Football : que change l’assistance vidéo ?

En soit, sur le terrain rien ne change. Les deux équipes jouent pour gagner avec un arbitre central sur la pelouse. Il est secondé par deux assistants sur la touche mais le VAR peut être utilisé dans quatre situations :

Quand un but est inscrit : le but est-il hors-jeu ? Y a-t-il eu une faute au moment de l’inscription du but ? Pour le savoir, c’est là que l’arbitrage vidéo entre en jeu. Avec les différentes images, l’arbitre vidéo peut revoir les plans jusqu’au début de l’action qui amène le ballon au fond des filets.

Pour utiliser le système d’assistance vidéo en Ligue 1, la LFP a désigné la société Hawk Eye comme prestataire pour exploiter sa goal-line technology. Cette technologie sert à savoir si le ballon a bien franchi la ligne de but, pendant des situations confuses.

En cas de penalty, pour juger si la faute a été faite à l’intérieur ou à l’extérieur de la surface et ainsi prendre la décision d’un penalty ou non. L’assistance vidéo à l’arbitrage sert aussi à juger l’action qui a entraîné le penalty.

Pour vérifier l’identité d’un joueur sanctionné, par exemple si l’arbitre s’est trompé de joueur, l’assistant vidéo pourra changer sa décision a posteriori.

Pour infliger ou non un carton rouge direct à un joueur.

Comment savoir quand l’arbitre central demande l’arbitrage vidéo ?

Si l’arbitre sur le terrain a besoin de la vidéo, il doit mimer la forme d’un rectangle avec ses mains. Dans le stade, les supporters ne voient pas les images visionnées, elles ne sont pas projetées sur les écrans géants de l’enceinte. En revanche quand l’assistance vidéo est utilisée, une information est affichée sur les écrans pour que les spectateurs voient l’évolution de l’action (exemple : assistance vidéo en cours – but annulé).

Mis en place depuis août 2018 en Ligue 1 et en Liga, l’UEFA utilise le VAR depuis les huitièmes de finale de Ligue des Champions cette année, avec quelques polémiques. Car l’arbitrage, avec ou sans ralenti, reste toujours sujet à interprétation. Une grande nouveauté à laquelle les amoureux du ballon vont devoir s’adapter. Une question d’habitude.

Sources : RMC Sport, Le Point

Par Emma Faury