Avant qu'il ne soit trop tard, apprenez à vous protéger de cette nouvelle arnaque
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Arnaque : ils vident votre compte en banque via la puce NFC, comment se protéger ?

Avant qu'il ne soit trop tard, apprenez à vous protéger de cette nouvelle arnaque © Magnific

Une nouvelle technique de fraude bancaire particulièrement sophistiquée cible les utilisateurs de smartphones Android. En combinant plusieurs logiciels malveillants, des cybercriminels peuvent soutirer votre argent à distance via votre puce NFC. Voici comment fonctionne cette arnaque et surtout, comment éviter de tomber dans le piège.

Les chercheurs en cybersécurité de Group-IB ont récemment mis en lumière une campagne utilisant deux malwares, WindRelay et SpyNote. Le premier est capable d’intercepter les données échangées via la technologie NFC, tandis que le second permet aux pirates de prendre le contrôle d’un smartphone à distance. On ajoute à cela un bel acting au téléphone et on a une arnaque redoutable qui peut vous vider votre compte en banque en quelques minutes. Voici comment s’en prémunir.

Une arnaque qui commence par un simple appel téléphonique

Tout commence généralement par un coup de téléphone. Le fraudeur se fait passer pour un conseiller bancaire ou un membre du service de sécurité de la banque. Il affirme avoir détecté une transaction suspecte ou un problème avec la carte bancaire de sa victime.

Pour renforcer la crédibilité de son discours, le pirate peut déjà disposer de certaines informations personnelles concernant sa cible. Il lui propose alors une solution rapide : installer une application permettant prétendument de sécuriser son compte ou de résoudre l’incident.

C’est à ce moment que SpyNote entre en scène. Une fois installée, l’application malveillante réclame des autorisations particulièrement sensibles, notamment les services d’accessibilité d’Android. Si la victime les accepte, le pirate peut prendre le contrôle du smartphone à distance et manipuler certaines fonctions sans que l’utilisateur en ait réellement conscience.

Le smartphone transformé en faux terminal de paiement

Les cybercriminels peuvent ensuite déployer WindRelay sur l’appareil. Ce malware est conçu pour exploiter le NFC, cette technologie qui permet notamment de payer sans contact avec une carte bancaire ou un smartphone.

Le faux conseiller demande alors à sa victime d’approcher sa carte bancaire du téléphone, sous prétexte d’effectuer une vérification de sécurité. Le smartphone se comporte alors comme un faux terminal de paiement et intercepte les échanges entre la carte et l’appareil.

Les informations récupérées peuvent ensuite être transmises aux pirates afin de réaliser des transactions frauduleuses. Selon Group-IB, l’ensemble de la procédure peut être extrêmement rapide, l’attaque pouvant être menée en quelques minutes.

Comment se protéger contre cette arnaque NFC ?

La première règle est simple : ne jamais installer une application à la demande d’un interlocuteur qui vous appelle prétendument au nom de votre banque. Même si cette personne connaît votre nom, votre adresse ou certaines informations liées à votre compte, cela ne prouve absolument pas son identité.

En cas d’appel suspect, raccrochez et contactez vous-même votre banque en utilisant le numéro indiqué sur votre carte bancaire ou sur son site officiel. Ne rappelez surtout pas le numéro fourni par l’interlocuteur.

Il est également recommandé de ne jamais communiquer son code PIN, ses codes de validation ou ses identifiants bancaires par téléphone. Enfin, vérifiez régulièrement vos relevés de compte et les applications installées sur votre smartphone. Une application inconnue ou une autorisation d’accessibilité accordée sans raison doivent immédiatement vous alerter.

Face à ce type d’arnaque, le meilleur réflexe reste donc de ne jamais agir dans l’urgence. Une véritable banque ne vous demandera pas d’installer précipitamment un logiciel pour “sécuriser” votre carte bancaire, quoi que ça veuille dire. Le bon sens restera toujours votre meilleur allié dans ce genre de situation.

Source : 01net

Martin Senecal
https://twitter.com/diaseptyl Martin Senecal Rédacteur