Carrie revient dans une nouvelle adaptation du roman de Stephen King
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Carrie sur Prime Video : quelles différences avec le film culte de 1976 ?

Carrie revient dans une nouvelle adaptation du roman de Stephen King © Amazon MGM Studios

Près de 50 ans après le film culte de Brian De Palma, Carrie revient dans une nouvelle adaptation sur Prime Video. Le maître de l’horreur sérielle Mike Flanagan ne se contente pas de refaire le classique de 1976 : format, époque, personnages et univers sont largement repensés.

En 1976, Brian De Palma adaptait pour le cinéma le premier roman de Stephen King et faisait de Carrie White l’une des grandes figures de l’horreur. Sissy Spacek incarnait alors cette adolescente solitaire, victime de harcèlement au lycée et élevée par une mère profondément religieuse. Dès ce 7 octobre 2026, Prime Video propose une nouvelle version de l'histoire, cette fois découpée en huit épisodes et portée par Summer H. Howell.

Une série plutôt qu'un film

La première différence est évidemment le format. Là où De Palma devait raconter l'histoire en environ 1h40, Mike Flanagan dispose de huit épisodes pour développer l'univers de Carrie. Cette durée supplémentaire permet notamment de s'attarder davantage sur les relations entre l'adolescente, sa mère et les autres élèves du lycée. On comprendra alors mieux la psyché de la jeune femme et ce qui amène au tragique et culte événement du bain de sang.

Carrie passe des couloirs du lycée aux réseaux sociaux

Autre changement évident : l'époque. Le film de 1976 était profondément ancré dans l'Amérique des années 1970, tandis que la série transpose l'histoire à notre époque, là où cet enjeu de harcèlement est d’autant plus d’actualité.

Dans la série, Carrie doit notamment affronter un scandale devenu viral et la violence des réseaux sociaux. Les humiliations peuvent être filmées, partagées et commentées par toute une communauté, donnant une nouvelle dimension au calvaire de l'adolescente et à l’horreur de cette œuvre.

Une Carrie et une Margaret différentes

Le changement ne concerne pas seulement le décor. Mike Flanagan a également voulu revoir ses personnages. Summer H. Howell, l’actrice incarnant la protagoniste, propose ainsi une Carrie différente de celle jouée par Sissy Spacek. Le réalisateur décrit une adolescente curieuse, profondément bienveillante et dotée d'une grande intelligence émotionnelle, dont la naïveté vient surtout du fait qu'elle a été tenue à l'écart du monde. Le film original dépaignait une jeune femme assez reclue, marginale, qui souffrait de la relation avec sa mère.

À ce propos, sa mère Margaret connaît elle aussi une évolution. Interprétée par Samantha Sloyan, elle n'est pas simplement présentée comme une figure religieuse terrifiante et austère : la série cherche davantage à explorer sa relation avec sa fille et les raisons de son comportement grâce à la structure en plusieurs épisodes.

L'univers de Carrie est beaucoup plus vaste

Enfin, la série va plus loin dans la mythologie imaginée par Stephen King. Le roman suggérait déjà que Carrie pourrait ne pas être la seule personne dotée de pouvoirs télékinétiques. Mike Flanagan profite des huit épisodes pour développer cette idée et explorer l'existence d'autres femmes possédant des capacités similaires.

Le réalisateur présente donc sa Carrie comme une nouvelle adaptation contemporaine du livre plutôt que comme un remake du film de 1976. Le point de départ reste reconnaissable, mais la série Prime Video transpose le drame de Carrie dans un monde où l’horreur du harcèlement peut devenir viral, où l'humiliation ne disparaît jamais vraiment et où son mystérieux pouvoir s'inscrit dans un univers plus vaste.

Source : Prime Video

Martin Senecal
Martin Senecal Rédacteur