Jumpers : rencontre avec le casting du dernier film (hilarant) de Pixar
Avec Jumpers, le studio à la lampe bondissante signe une fable écologique aussi drôle que touchante. Robots animaliers dignes de SF, activisme juvénile, satire politique et castors irrésistibles : le film mélange les registres avec efficacité. À l’occasion de la sortie du Pixar le plus drôle de ces dernières années, nous avons pu nous entretenir avec le casting lors de l’avant-première au Grand Rex.
Dès les premières minutes, le parallèle avec Avatar amuse. Ici, pas de planète Pandora ni de Na’vis, mais une forêt menacée par un projet de route et une adolescente déterminée à la sauver. Mabel, jeune activiste écologiste, accepte de tester une technologie expérimentale qui lui permet de “sauter” dans un robot en forme de castor pour communiquer avec les animaux. Le postulat est simple, presque enfantin. Mais comme souvent chez Pixar, la simplicité cache une mécanique émotionnelle très efficace. Nous avons pu parler de ces enjeux avec Artus (roi George), Mallory Wanecque (Mabel), Melha Bedia (Ellen), Daniel Chong (réalisateur) et Nicole Paradis (productrice) dans la vidéo ci-dessus.
Une fable écolo-comique
Mabel est une activiste convaincue qui lutte pour conserver la biodiversité de sa terre d’enfance. L’étang où elle passait du temps avec sa grand-mère risque d’être rasé pour un projet de route conduit par le maire incarnant le vil capitalisme. Pour faire barrage à cette voie, elle va tout faire pour repeupler ce lieu de castor et faire interdire la construction. Elle va donc en incarner un elle-même et parlementer avec le roi des mammifères, le roi George.

Le roi George, souverain dodu et charismatique des mammifères, apporte une dimension burlesque irrésistible. Sous ses airs de monarque un peu vaniteux se cache un chef inquiet pour son royaume. À travers lui, Pixar croque avec tendresse les travers du pouvoir et la difficulté de rassembler des espèces aux intérêts divergents. Car Jumpers parle avant tout de cohabitation. Herbivores, carnivores, humains : chacun doit trouver sa place sans nier sa nature.

Le film n’élude d’ailleurs pas la chaîne alimentaire. Daniel Chong, le réalisateur, ose montrer que la nature n’est pas qu’un havre de paix pastel. Oui, certains animaux en mangent d’autres. Oui, la forêt est un écosystème fragile et parfois cruel. Mais tout est traité avec une délicatesse narrative qui évite le traumatisme. L’humour sert de filtre, sans édulcorer le propos.
Des héroïnes au cœur du récit
Comme souvent chez Pixar ces dernières années, le film met en avant des personnages féminins forts et nuancés. Mabel n’est pas une super-héroïne. Elle doute, s’emporte, se trompe. Son engagement est sincère, mais parfois maladroit. Autour d’elle gravitent des scientifiques brillantes qui ont mis au point la technologie des “jumpers”. Ce sont elles qui ouvrent la voie d’un dialogue inédit entre les espèces.
Le fameux maire Jerry, antagoniste du film, échappe également à la caricature. Ambitieux, sûr de lui, mais jamais monstrueux, il incarne une vision du développement économique en décalage avec les équilibres naturels. Pixar évite le manichéisme, préférant la confrontation d’idées à l’opposition simpliste entre gentils et méchants. Jerry est certes détestable, mais il a ses raisons et son discours résonne de réalisme.

Un film visuellement doux et rond
Visuellement, Jumpers est un enchantement. La forêt est luxuriante, vibrante, parcourue de rivières miroitantes et pleine de vie. Les animaux sont dessinés tout en rondeur, avec cette patte graphique immédiatement identifiable. Pour ceux qui ont déjà vu les affiches, le chara design est extrêmement réussi et donne directement envie de se procurer une peluche. Les textures du pelage, la lumière filtrant entre les branches, les reflets sur l’eau : chaque plan témoigne du soin obsessionnel porté à l’animation.
Sous ses airs de comédie animalière, Jumpers s’adresse autant aux enfants qu’aux adultes. Les plus jeunes riront des gaffes de Mabel-castor et des disputes entre mammifères. Les parents y verront une satire douce-amère de nos débats contemporains sur l’aménagement du territoire et l’urgence climatique. Pixar réussit surtout un équilibre rare : divertir sans moraliser. Le message écologique est omniprésent, mais jamais pesant. Il passe par l’émotion, l’attachement aux personnages, et par cette idée simple que comprendre l’autre est la première étape pour construire ensemble.
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Jumpers est à découvrir exclusivement au cinéma à compter de ce mercredi 4 mars 2026. Et pour (re)plonger dans les autres chefs-d'œuvre des studios Pixar, rendez-vous sur Disney+ !
Source : Disney/Pixar

