Peut-on utiliser le GPS de son smartphone au volant ?
Utiliser un GPS sur son smartphone lors de trajets en voiture est monnaie courante. Mais saviez-vous que vous pourriez être en infraction, selon comment vous l’utilisez ? Voici les règles à connaître pour ne pas prendre de risque.
À l’ère des applications de navigation ultra-précises, difficile d’imaginer prendre la route sans son smartphone. Waze, Google Maps ou encore Apple Plans sont devenus des copilotes du quotidien, capables d’anticiper les embouteillages et de recalculer un itinéraire en temps réel. Pourtant, une question revient souvent chez les automobilistes : utiliser le GPS de son smartphone au volant est-il légal en France ? La réponse est plus nuancée qu’il n’y paraît.
Contrairement à ce que beaucoup de conducteurs pensent, le GPS sur smartphone n’est pas interdit en soi par le Code de la route. Aucune loi n’interdit explicitement le fait d’utiliser une application de navigation pendant la conduite. En revanche, ce sont les conditions d’utilisation du téléphone qui sont strictement encadrées. En effet, si vous l’utilisez de la mauvaise manière, vous pourriez tout à fait vous faire arrêter pour usage de smartphone au volant. La législation vise avant tout à limiter les comportements dangereux liés à la distraction en route.
Car oui, le principal risque lié au GPS sur smartphone reste la perte d’attention. Regarder un écran, entrer une adresse ou manipuler une carte détourne le regard de la route pendant plusieurs secondes. À vitesse élevée, ces instants suffisent pour parcourir de longues distances sans réelle vigilance. La sécurité routière rappelle que l’usage du téléphone multiplie par trois le risque d’accident, même lorsqu’il s’agit uniquement de navigation.
Ce que dit précisément le Code de la route
Mais alors, comment utiliser son GPS dans les règles ? Pour être autorisé, le smartphone doit être installé sur un support homologué. Il peut être fixé sur le tableau de bord ou sur le pare-brise, à condition de ne pas gêner la visibilité du conducteur ni masquer une zone essentielle du champ de vision. Tenir le téléphone en main, même brièvement, est strictement interdit.
Autre règle fondamentale : aucune manipulation n’est tolérée pendant la conduite. L’itinéraire doit être programmé à l’arrêt, avant le départ. Zoomer sur la carte, modifier une destination ou régler les paramètres en roulant constitue une infraction. Le GPS peut guider visuellement ou vocalement, mais ne doit jamais devenir un objet d’interaction manuelle.
Des sanctions qui peuvent coûter cher
Le non-respect de ces règles expose le conducteur à une amende forfaitaire de 135 euros et à un retrait de trois points sur le permis de conduire. En cas de récidive ou d’infractions multiples, les sanctions peuvent être alourdies, avec des amendes plus élevées et un retrait de points pouvant aller jusqu’à la suspension du permis.
Quelles alternatives pour se guider sans risque ?
Pour limiter les distractions, plusieurs solutions existent. Les systèmes de navigation intégrés aux véhicules sont conçus pour être consultés rapidement, avec des écrans mieux positionnés et des commandes simplifiées. Les GPS autonomes restent également une option fiable, sans notifications parasites. Enfin, des applications comme Coyote sont plus complètes que certaines gratuites et ne nécessitent aucune interaction manuelle avec le conducteur : elles anticipent vos moindres besoins en recalculant automatiquement les itinéraires et en vous alertant en temps réel des perturbations sur la route.
En somme, tant que vous respectez ces quelques règles et que vous ne touchez surtout pas à votre smartphone pendant l’itinéraire grâce à un bon GPS, vous serez complètement en règle et ne craindrez ni les infractions, ni les accidents.
Source : LegiFrance

